L'Express (Port Louis)

Ile Maurice: Branle-bas pour combattre le banditisme

Port Louis — La sécurité demeure la préoccupation des Forces-vives de Flic-en-Flac et des opérateurs touristiques. Ils ont eu une réunion avec la Crime Prevention Unit et d'autres unités de la police pour développer un partenariat afin de combattre le vol et d'autres délits dans la localité.

Cette rencontre, organisée par La Force-Vive de Flic-en-Flac, a eu comme invités les autres organisations bénévoles du village et Robert Desvaux, président de la Mauritian Tourism Promotion Agency. Ben Rommaldawo, président de La Force-Vive de Flic-en-Flac a rappelé que les touristes ainsi que les habitants font face à des problèmes de vol alors que des marchands ambulants opèrent dans l'anarchie sans compter la présence de drogue dans certains quartiers.

Pour ce qui est du vol, le sergent Coothen, de la CPU, explique que les voleurs commettent leurs forfaits quand l'occasion leur est donnée ou encore à cause de l'imprudence des victimes. Alors que son unité a pour objectif de combattre le vol en donnant aux habitants les conseils nécessaires pour le faire avec le soutien d'autres services de la police. Le policier a aussi constaté que les cambrioleurs opèrent avec des moyens modernes de communication.

Pas assez de policiers

Les invités ont profité de la présence des officiers responsables du poste de police de Flic-en-Flac pour leur faire part de leurs doléances. Ils regrettent qu'il n'y ait pas assez de patrouilles policières dans le village. Il faudrait sanctionner les chauffeurs de bus qui prennent des passagers hors des arrêts d'autobus. Les Forces- vives font état de personnes qui consomment des boissons alcoolisées à même le trottoir et "de marchands ambulants qui sont immobiles sur la plage". Les habitants ont aussi fait état d'une allégation de viol qui pèse sur un policier. La présence de la drogue dans certains quartiers est aussi inquiétante. Ils ont voulu connaître l'issue d'un cas où une personne avait été arrêtée au morcellement Bismic.

Les Forces-vives du village affirment ne pas comprendre pourquoi il y a moins de policiers dans la localité pendant les week-ends quand beaucoup de Mauriciens convergent vers cette plage. Il nous revient que la police de Flic-en-Flac manque de personnel. Une demande a été faite auprès du quartier général de la police pour renforcer l'équipe, mais en vain. Les Forces-vives souhaitent que des policiers d'autres régions ou la SMF viennent prêter main-forte à leurs collègues pendant les week-ends.

Robert Desvaux a souhaité qu'il ait plus de coordination pour les patrouilles policières. Ben Rommaldawo et lui sont d'accord pour mettre à la disposition de la police un GPS. Il a souligné que les critiques ne visent pas la police, mais à apporter plutôt les changements qu'il faut pour atteindre le même but, c'est-à-dire rendre Flic-en-Flac un village où il fait bon vivre.

Rajen Adaya, autre membre de La Force-Vive de Flic-en-Flac a émis le souhait que le nombre de cambriolages dans la localité soit réduit à néant. La police a enregistré 352 cas de vol en 2005 contre 345 en 2006. Il se pose des questions sur l'absence de la bike patrol. Lors d'une réunion avec le commissaire de police, Ramanooj Gopalsing, il a évoqué la possibilité de vérifier l'identité de ceux travaillant sur les chantiers pour identifier les personnes louches.

Claude Canabady a souhaité qu'il y ait une police de proximité et Baby Maroodamoothoo, membre de l'Action Civique de Flic-en-Flac, maintient qu'il y a beaucoup de marchands ambulants opérant dans l'illégalité et demande à la police de sévir contre les propriétaires qui laissent leur terrain en friche.

L'inspecteur Persand de la police de Flic-en-Flac a donné la garantie aux habitants qu'il prendra en considération leur requête et le sergent Coothen explique comment aider la police à combattre le crime.


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