Amina Salhi
12 Mai 2007
Le ministre des Finances et de la privatisation a mis en exergue le rôle des systèmes d'information dans l'optimisation et la modernisation de la gouvernance de la chose publique en général et de la dépense publique en particulier.
Intervenant lors d'une journée d'étude tenue hier à Rabat sur «Le rôle des systèmes d'information dans l'évolution de la gouvernance des dépenses publiques», M.Oualalou considère que ce thème cristallise «l'essence de la réforme de l'Etat dans la mesure où une gestion efficace, transparente, et optimale des deniers publics, constitue la condition de base pour un service équilibré et équitable au profit de la communauté».
Ce souci de la bonne gouvernance des dépenses publiques se traduit dans la réalité à travers les réformes lancées depuis quelque temps par le ministère. Lesquelles réformes tentent d'apporter des réponses, aussi « simples que profondes » aux contraintes qui pèsent sur les finances publiques. Ainsi, comme l'a souligné M.Oualalou, le meilleur ciblage de l'allocation des ressources publiques se trouve à l'origine de la nouvelle « approche budgétaire axée sur les résultats ».
De même, l'adoption « du cadre de dépense à moyen terme » permettra le renouvellement de la programmation budgétaire et aura le mérite, précise le ministre, de renforcer la cohérence des différentes politiques sectorielles et leur déclinaison dans le budget de l'année.
A ces deux grands chantiers, s'ajoute la réforme du « contrôle modulé de la dépense » qui ambitionne d'allier l'allégement du contrôle a priori à la recherche de la performance. Le recours à l'implantation de systèmes intégrés de gestion des ressources permettra indéniablement de faciliter la tâche d'autocontrôle de l'ordonnateur et donc d'alléger le contrôle. Par ailleurs, le ministère, cherche, à travers la mise en oeuvre du système d'information GID (gestion intégrée de la dépense), à accélérer le rythme d'exécution des programmes governementaux.
Associé à cette journée d'étude, le ministre de la Modernisation des secteurs publics abonde dans ce sens en indiquant que le développement de l'e-administration et la mise en place d'une large réforme budgétaire, à travers toutes les initiatives liées à l'élaboration, l'exécution et le contrôle budgétaire, constituent des preuves de la volonté d'améliorer la performance et la gestion publiques en général et celles des finances publiques en particulier. Et M.Boussaid de conclure que "la volonté de maîtrise des dépenses publiques, et l'enjeu d'offrir des services de plus grande qualité à moindre coût, restent indissociables».
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