Les 7e journées nationales du patrimoine instituées par le ministère de la Culture et du Patrimoine historique classé auront lieu cette année, les 18 et 18 mai à Dakar et à travers les régions du pays sous le thème de " la parenté à plaisanterie et la culture de la paix ".
Revaloriser nos cultures et nos patrimoines, c'est l'une des préoccupations fondamentales des journées nationales du patrimoine. Expliquant le choix porté cette année sur le thème de " la parenté à plaisanterie et la culture de la paix ", M. Hamady Bocoum , directeur du patrimoine culturel soutient " qu'il est important aujourd'hui, face aux nombreux concepts qui sont vendus en Afrique sous d'autres appellations, de revisiter des concepts qui sont propres à nos cultures et qui sont plus puissants et plus adaptés, en vue de créer des contextes et des situations nouvelles ".
Faisant allusion à des études diplômantes (masters) préparées dans les universités européennes sur les " médiateurs culturels ou sur la culture de la paix " ainsi qu'un certain nombre d'enseignements supposés nouveaux alors que nous les cultivons en Afrique depuis des millénaires ". Il en est ainsi de la parenté à plaisanterie que Hamady Bocoum assimile à " un mode de régulation des relations en Afrique ".
Pour construire l'unité africaine il est important et judicieux de revisiter ce concept de la parenté à plaisanterie, soutient-il.
Très répandue en Afrique de l'ouest, la parenté à plaisanterie, explique M. Bocoum, permet " d'adoucir, de fluidifier les relations au sein de la société, des familles ou des clans, à chaque fois qu'une violence sociale, une incompréhension ou une incommunicabilité s'établit entre certains maillons de la société ".
On distingue ainsi des parentés à plaisanterie " lignagère et permanente" comme entre des cousins germains, mais à une échelle plus vaste, il y a des parentés à plaisanterie entre groupes ethniques, par exemple entre les Toucouleurs et les Sérères du Sénégal qui passent le temps à se proclamer les chefs les uns des autres. Ce lien de parenté également sur l'exemple des Diolas et des Sérères etc...D'autres parentés plus vastes traversaient les frontières et permettaient également de fluidifier les relations.
La cérémonie officielle d'ouverture est prévue le vendredi 18 mai à 9h30 au théâtre national Daniel Sorano. Outre les allocutions du ministre de la Culture
Mame Birame Diouf et du Directeur du patrimoine culturel, Hamady Bocoum, des animations seront au programme notamment avec le théâtre pour enfants, monté par Raphaël Ndiaye avec les élèves du lycée John Kennedy, une brochette de conteur et comédien compléteront ce menu d'ouverture où vont se produire les ensembles du Théâtre Sorano.
" La culture à l'école ", sous cet intitulé, se tiendra une table ronde sur le thème des journées, l'après midi du 18 mai au lycée Kennedy, à la mémoire de l'ambassadeur Saliou Kandji. De grands conférenciers, chercheurs et éminents universitaires participeront à cette rencontre.
Vernissage d'exposition, carnaval, ponctueront la première journée. Un panel sur " Patrimoine et Tourisme culturel " sera un temps fort de la deuxième journée à 9h30 , à la Maison de la Culture Douta Seck.
La direction du patrimoine culturel ainsi que le ministère du tourisme seront les principaux intervenants de cette seconde rencontre à laquelle sont conviés des représentants des villages de Sine Ngayène, Wanar et du village de Kahône où se trouve " Gouye Ndiouli ", le baobab multiséculaire qui abritait l'intronisation des rois du Saloum et qui est aujourd'hui un site historique classé.

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