Au moins six civils, y compris le chef du village, auraient été arrêtés. De sources locales, ces arrestations ont eu lieu après que les villageois ont essayé de réclamer des poursuites judiciaires contre les présumés violeurs. Le 8 avril, toutes les personnes arrêtées ont été relaxées.
KINSHASA
Le 30 avril 2007, le Tribunal militaire de Kinshasa/Gombe a acquitté Me Marie-Thérèse Nlandu, avocate et candidate à la dernière élection présidentielle, ainsi que neuf co-accusés, pour faute de preuve. Ils étaient poursuivis pour «organisation et participation à un mouvement insurrectionnel et détention illégale d'armes ou de munitions de guerre». Me Nlandu avait été arrêtée le 21 novembre 2006 par les services spéciaux de la Police nationale du Congo (Kin Mazière) lorsqu'elle était allée s'enquérir de l'endroit où étaient six de ses collaborateurs, arrêtés la veille.
Le 22 novembre 2006, elle a été mise en examen par l'auditorat militaire et placée en détention préventive à la CPRK (Prison centrale de Kinshasa) en compagnie de ses collaborateurs, plus tard le même jour. Les charges retenues contre Me Nlandu étaient liées aux déclarations qu'elle avait faites le 20 novembre 2006 à un groupe de partisans du MLC, hors de la Cour suprême de Justice, à Kinshasa, et au cours d'une interview avec les médias, dans l'enceinte de la Cour suprême de Justice, le 21 novembre 2006 (le jour où une partie des bâtiments de la Cour suprême de Justice a été incendiée et pillée par des manifestants). La Police avait aussi déclaré avoir trouvé trois grenades dans l'une de ses voitures le 20 novembre 2007.
Des soldats FARDC ont été responsables de nombreux cas d'arrestations arbitraires et autres violations des droits de l'homme, particulièrement le droit à l'intégrité physique et le droit à la liberté et à la sécurité des personnes, à travers la RDC.
SUD-KIVU
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