Alassane Diawara
21 Mai 2007
L'Association Sénégalaise des anciens élèves et auditeurs de l'ENA de France (AS-ENA) a tenu une soirée de lancement de ses activités par un dîner débat sur les relations entre la Banque Mondiale et le Sénégal.
En présence de plusieurs membres qui occupent de hautes responsabilités dans l'administration publique et privé au plan national et international parmi lesquels l'ambassadeur d'Allemagne à Dakar Mme Doretta Loschelder, Me Alioune Badara Cissé, ministre secrétaire général du gouvernement, Philippe Lacoste Premier conseiller de l'ambassade de France à Dakar, le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale au Sénégal Madani Tall a dressé un round up des activités de la Banque dans notre pays. Il a rappelé que les relations entre la Banque Mondiale et le Sénégal remontent à l'année 1966 avec un accord sur les chemins de Fer et que depuis lors la BM assiste notre pays dans son programme de développement économique et social. Il a tenu à dissocier de la banque l'image négative d'une institution chargée de donner des injonctions aux états pour appliquer des plans d'ajustement avec sa cohorte de privatisations au profit de groupes financiers tapis dans l'ombre, de compressions et de licenciements.
Il a indiqué que la Banque compte cinq branches dont la première, la BIRD a été créée au lendemain de la seconde guerre mondiale pour aider à la reconstruction des pays européens et que le premier prêt a été accordé à la France. La banque mondiale de nos jours selon le conférencier est une sorte de coopérative de lutte contre la pauvreté regroupant 185 pays à travers le monde avec un personnel de 175 nationalités dont 40 à 45 % se trouve sur le terrain. Le directeur des Opérations a souligné que dans les missions de la banque, l'éducation, une question stratégique, constitue un objectif de financement et que près de 63 milliards ont été alloués à ce secteur depuis 1966 qu'un accord a été signé avec notre pays. Le BM, tient-il à souligner intervient aussi dans le secteur de l'hydraulique, de la santé, de la lutte contre le VIH/SIDA, des infrastructures, de la préservation de l'environnement, de l'assainissement et depuis peu contre la mendicité des enfants dans la rue.
Il a insisté sur le fait qu'un état n'est légitime que quand il sait faire face à ses dépenses régaliennes et que la Banque tient à définir avec les Etats les limites et domaines d'interventions de uns et des autres. Madani Tall a dans ce cadre insisté sur la nécessité de lutter contre la corruption et d'Å"uvrer pour la bonne gouvernance. Il a estimé que les états doivent au-delà de la pertinence des textes lutter contre l'impunité. Il a indiqué que le Sénégal a connu une forte croissance depuis le début des années 2000, que 2006 a été dure à cause du renchérissement des coûts de l'énergie mais que les perspectives restent bonnes.
Le président de l'AS-ENA Amadou Lamine Sy dans son allocution de bienvenue a rappelé que l'objectif de l'association est d'être un cadre de concertation et de réflexion pour les décideurs, conformément à un vÅ"u exprimé par le président Abdoulaye Wade et se doit d'Å"uvrer à l'intégration africaine et au renforcement de la coopération internationale.
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