Le coup d'envoi de la treizième édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde sera donné vendredi 1er juin prochain à Bab Makina.
Les passionnés de musiques sacrées empreintes de spiritualité, des spectacles populaires ou intimistes attendent cet événement avec impatience : le Festival de Fès est à nouveau au rendez-vous avec en prime des ensembles et vedettes de grande renommée dont le Festival nous a régulièrement gâtés.
La prestigieuse manifestation d'envergure mondiale, organisée par la Fondation Esprit de Fès, célébrera du 1er au 10 juin prochain les musiques sacrées du monde autour du thème: «Souffle du temps, Esprit des lieux». Un moment de partage qu'on annonce riche en émotions et haut en couleurs qui, à l'instar des précédentes éditions, animera à la capitale spirituelle. Et offrira à ses milliers de fidèles spectateurs une occasion de s'évader et de se recueillir.
«Ce rendez-vous annuel est une communion renouvelée entre un événement, le Festival de Fès des musiques sacrée du monde et un lieu historique : Fès», souligne Naima Labbil Tagemouati, directrice générale du Festival.
Déployé dans plusieurs sites de la ville (Musée Batha, Bal el Makina, Place Boujloud, Dar Tazi ), l'édition 2007 offre une programmation conforme à l'attente du public, annoncent les organisateurs. Une programmation qui accorde une place centrale au sacré et au spirituel tout en privilégiant la continuité d'une démarche entreprise depuis douze ans, et qui aura sans contexte porté ses fruits.
La célèbre diva Barbara Hendricks, une (amie et) habituée du Festival, sera la star de la soirée d'ouverture. L'Américaine présentera au public qui lui est resté fidèle son nouveau répertoire. L'ensemble baroque de DrottningHolm (Suède) interprétera Stabat Mater de Pergolèse et des chants sacrés. Un choix qui, on n'en doute pas, conviendra sûrement à cette soirée d'ouverture.
Le lendemain (16h30), la grande chanteuse Parissa et l'Ensemble Dastant (Iran) donneront la réplique au Musée Batha. En interprétant en persan des poèmes soufis (Les roses du paradis) du grand poète mystique Jalaleddine Roumi dont on célèbre cette année le 800ème anniversaire de sa naissance. Des poèmes qui jalonneront les soirées du Festival puisqu'ils seront également interprétés "en turc, au cours d'une émouvante cérémonie des confréries mawlawi et qadiri (4 juin, Bab Makina) d'Istanbul; en arabe, dans une création de la révélation de la chanson arabe Waed Bouhassoun (Syrie, 9 juin, Musée Batha) et en ourdou, avec les maîtres qawalis du Pakistan (5 juin, Bab Makina)", précise Cherif Khaznader, directeur artistique du Festival. Dans la soirée, Bab Makina vibrera aux sons et rythmes afro-rock du célèbre «Zoulou blanc», Johnny Clegg (Afrique du Sud).
Dimanche 3, le maestro équestre Bartabas et son cheval Le Caravage ainsi que les musiciens soufis Nezih Uzel et Kudsi Erguner (France) assureront le succès du week-end. Le Musée batha (16h30) accueillera Coro Greyoriano de Lisboa (Portugal) tandis qu'à Bab Malika (20h30), Tania Maria (Brésil) interprétera ses Mémoires faites de cris de liberté, de fierté défendue, de culture préservée pour clôturer le premier week-end.
D'autres vedettes et ensembles viendront également témoigner de leur engagement pour la paix et le dialogue entre les peuples. C'est le cas notamment de la grande chanteuse béninoise Angélique Kidjo (7 juin, Bab Makina)qui interprétera des chansons d'amour et d'espoir d'Afrique. Et le London Community Gospel choir (Royaume-Uni) qui offrira un florilège de ses plus beaux chants sacrés en clôture du Festival, samedi 9 juin. Juste avant l'ensemble Waed Bouhassoun de la Syrie et Nadira Pirmatova de l'Ouzbékistan.
Le Festival de Fès, c'est aussi les Rencontre de Fès. Un moment de réflexion et de partage autour de thématiques qui se déclinent, dans leur version 2007, en trois axes. A savoir: «Nos identités culturelles face à l'uniformisation du monde» (2 juin), «Nos cités patrimoniales, reflets d'un monde ancien ou sources imaginaires pour le futur?» (dimanche 3 juin) et «Nos croyances et notre raison à l'épreuve du nouveau monde» (lundi 4 juin).
Le Festival c'est enfin des expositions de peinture, des spectacles pour enfants et des ateliers d'initiation.
Soulignons que cette édition sera également marquée par l'introduction des Journées du Patrimoine visant à redécouvrir quelques monuments que compte la ville. Une occasion pour Fès de fêter à la fois ses 25 ans d'inscription au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco et sa désignation par l'Iesco comme «capitale de la culture islamique» pour l'année 2007, explique Amélie Darras, directeur de projet.

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