United States Department of State (Washington, DC)
29 Mai 2007
Washington, DC — Partenariat et responsabilisation font partie du « nouveau vocabulaire » de la MCC.
Selon M. John Danilovich, responsable de la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation, MCC), un organisme d'aide au développement que finance le gouvernement des États-Unis, deux nouveaux accords devraient être signés durant l'été 2007, l'un concernant le Mozambique et l'autre le Lesotho.
Prenant la parole le 22 mai, à l'occasion du Forum public sur l'Afrique organisé au siège de la MCC à Washington, M. Danilovich a indiqué que ce serait probablement avec des pays d'Afrique que la plupart des nouveaux accords de partenariats avec la MCC seraient signés. Au cours des douze prochains mois, les engagements financiers de la MCC au profit de pays africains devraient s'élever à 3 milliards de dollars.
S'il est bien un objectif que partagent la MCC et ses partenaires africains, c'est la réduction de la pauvreté par la croissance économique et par l'amélioration durable du niveau de vie des populations, a fait valoir M. Danilovich.
Il a précisé qu'à ce jour, la MCC avait signé des accords avec 40 pays dont 19 en Afrique. Onze de ces accords de partenariats sont en vigueur, notamment cinq en Afrique (Bénin, Cap-Vert, Ghana, Madagascar et Mali) pour une valeur totale de 1,5 milliard de dollars, une somme qui représente la moitié des fonds alloués jusqu'ici par la MCC.
La MCC, société indépendante établie par le gouvernement des États-Unis en 2004, offre des dons et une assistance technique aux pays en développement qui assurent une bonne gouvernance, qui procèdent aux investissements nécessaires pour leur population et qui encouragent la liberté économique.
Pour décider de l'admissibilité d'un pays à ses programmes, elle utilise 16 indicateurs des résultats qu'il a obtenus aux plans social, politique et économique. Les pays admissibles doivent soumettre des idées pour ce qui est des projets qui seront appuyés par la MCC et jouer un rôle pratique dans leur mise en Å"uvre.
« Du fait de ce qui leur est demandé, nous constatons souvent que nos partenaires africains adoptent d'eux-mêmes la réforme politique difficile indispensable non seulement pour pouvoir bénéficier de notre aide, mais ce qui est plus important encore, pour entreprendre les projets qui répondent au mieux aux attentes de leurs concitoyens », a expliqué M. Danilovich.
Ayant pour effet de rehausser les attentes de la région, de renforcer les moyens et de donner des résultats tangibles, la stratégie adoptée par la MCC, qui repose sur le partenariat, la responsabilité mutuelle et la responsabilisation, est, selon lui, bien adaptée à la recherche de solutions aux problèmes des pays africains pauvres.
La MCC finance tout un éventail de projets dans tous les secteurs de l'économie africaine, qui vont des projets de producteurs d'ananas au Ghana qui voudraient accroître leur production d'un produit de forte valeur, aux programmes visant la lutte contre la corruption au Kenya et en Zambie, en passant par la réparation de routes au Cap-Vert et à l'investissement dans l'aéroport de Bamako (Mali) pour qu'il soit mieux adapté aux exigences du commerce régional et international.
Prenant la parole à son tour, l'ambassadeur du Burkina Faso à Washington, M. Tertius Zongo, a loué la stratégie novatrice qui sous-tend l'aide de la MCC et fait observer que les pays partenaires appréciaient le fait qu'elle insiste pour que ceux qui en bénéficient prennent les initiatives en ce qui concerne leur propre développement.
« N'oubliez pas que l'argent ne peut acheter la réforme », a fait valoir M. Zongo, ajoutant que lorsque l'aide repose sur le partenariat et la responsabilisation, elle peut « renforcer la capacité des pays bénéficiaires à instituer les réformes nécessaires pour être en mesure de réaliser par eux-mêmes les progrès indispensables ».
Le Burkina Faso, qui prend part aux programmes dits de « seuil » de la MCC - des programmes adaptés aux pays qui font des progrès importants, mais qui doivent encore enregistrer des avancées sur certains des indicateurs, et auxquels prennent aussi part le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie - peut désormais bénéficier d'un « contrat » avec la MCC. Trois autres pays d'Afrique - le Niger, le Rwanda et SaoTomé - peuvent bénéficier de l'aide de la MCC au titre de ses programmes de seuil.
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
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