Kinshasa — Le gouvernement de la 3ème République a un grand défi à relever dans le secteur agricole. Il s'agit en effet de pallier au déficit alimentaire des populations et d'améliorer l'apport en protéines tant animales que végétales.
C'est dans ce cadre, que le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture, François-Joseph Nzanga Mobutu, s'est entretenu avec une délégation du Fonds monétaires international (FMI), conduit par le chef de division au département Afrique FMI, Cyrille Briançon. Sur le tapis vert, le développement macro-économique du secteur agricole de la RDC. Pour Cyrille Briançon, la RDC n'a pas d'autres choix que de mettre l'accent sur l'agriculture afin d'un impact réel sur la réduction de la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des populations pauvres. Il a ensuite affirmé que Joseph-François Nzanga Mobutu lui a fait part des efforts que son ministère compte mettre en oeuvre dans un premier temps. Il s'agit entre autres du secteur de l'élevage, du coton, du café, du palmier ainsi que de la pêche. « les projets sont en route, il ne reste plus qu'au gouvernement congolais de les concrétiser », a fait savoir, le chef de division au département Afrique FMI.
Le directeur de cabinet du ministère d'Etat chargé de l'Agriculture, Albert Bombito, a, pour sa part, signalé que la rencontre avec la délégation du FMI entre dans le cadre de la mission de cette organisation, qui est d'accompagner les pays membres dans leurs efforts de développement du cadre macro-économique. De son point de vue, on ne peut pas développer un Etat sans tenir compte de l'agriculture. Car, pour lui, ce secteur ne détruit pas, il est par contre renouvelable.
UN SECTEUR EN DECLIN
Les études sur l'état des lieux du secteur agricole en RDC démontrent que ce domaine offre de meilleures perspectives pour une croissance soutenue dont par ailleurs de larges couches de la population congolaise pourront en tirer un bénéfice certain. « Aucun autre secteur ne peut remettre rapidement au travail des personnes et procurer des plus-values ainsi que des richesses autant que l'agriculture ».
La RDC dispose d'une superficie de 2.345.000 km' dont plus de 513.000 hectares des terres cultivables avec un climat chaud et humide propice aux diverses cultures tropicales. Ceci, d'Est en Ouest et du Nord au Sud. La prospérité du Congo après l'indépendance n'a duré que deux décennies (décennies 60 et 70) et était mesurée communément au nombre de 3 repas par jours. Après cette période c'était la descente aux enfers, même la culture de rente (Café, huile de palme, coton, cacao, hévéa, tabac) qui faisait jadis la fierté de la RDC connaît un déclin rapide suite à l'état d'infrastructures routières, de l'organisation des marchés d'achat, et des cours mondiaux. Dès lors, la sortie du gouffre dépend d'une bonne politique agricole et économique ainsi que de la volonté politique des dirigeants de remettre tous les Congolais au travail. Voilà un défi qu'il faut relever.

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