Dr Elyès Hassine
3 Juin 2007
Les conséquences pathologiques du tabagisme passif sont de plus en plus reconnues, le fumeur involontaire risque les mêmes maladies que le fumeur actif, certes, avec une moindre gravité mais les études sont là pour confirmer un doute sur la cause de plusieurs affections survenant chez le non-fumeur.
La toxicité provient de la fumée produite par la combustion spontanée de la cigarette et de la fumée exhalée par le fumeur.
Plusieurs affections ont été raccordées au tabagisme passif, nous citons celles qui ont fait l'objet du maximum d'études:
1. Les affections tumonales :
Le rôle du tabagisme passif dans la genèse des cancers chez les non-fumeurs est établi, plus particulièrement avec le cancer du poumon chez la femme de conjoint fumeur où ce lien est indiscutable. Il existe une augmentation du risque de 30% dose-dépendant du nombre de paquets fumés par l'époux, 80% si le mari fume plus de 60 cigarettes par jour avec possibilité d'une potentialisation de l'exposition durant l'enfance (parents fumeurs). Ce risque augmente s'il existe également une exposition sur le lieu du travail.
2. Les maladies cardiovasculaires :
Tous les effets du tabagisme actif sont retrouvés en cas de tabagisme passif que ce soit les effets aigus ou chroniques.
Le tabagisme passif alterne très précocement les parois des vaisseaux, ces altérations sont dose-dépendantes avec un risque relatif de morbidité cardiovasculaire de 1,51 pour la femme et 1,28 pour l'homme et un risque de mortalité respectif de 1,23 et 1,25, ces décès sont en rapport avec la maladie coronarienne.
Il existe, en effet, une augmentation du risque de thrombose (obstruction par un caillot) artérielle, diminution des capacités de transport de CO2, diminution du HDL cholestérol. Il s'ensuit un risque accru d'accident vasculaire cérébral (AVC) et d'arterité (acclusion artérielle)
3. Les maladies pulmonaires :
Celles en rapport avec le tabac surviennent chez le fumeur passif comme chez le fumeur actif avec un risque trois fois inférieur mais qui s'accentue en fonction de l'importance de l'enfumage. Il faut citer une fréquence accrue de maladies pulmonaires obstructives (bronchite chronique, emphysème) d'asthme avec sévérité en cas d'exposition massive au tabac, mais aussi les infections respiratoires quel que soit le type avec des consultations et des hospitalisations plus fréquentes et prolongées.
On a dit que : «Ne pas fumer c'est vouloir vivre, ne pas enfumer, c'est savoir vivre».
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