Les épreuves écrites de l'examen ont démarré hier alors que la communauté éducative reste attentive quant à sa suppression annoncée.
La session 2007 du probatoire de l'enseignement général qui s'inscrit parmi les dernières au Cameroun, a démarré hier sur les chapeaux de roue. Les 95 500 candidats ont débuté la phase écrite par l'épreuve de français en matinée, suivie de l'histoire ou de la géographie dans l'après-midi selon la série. Au lycée bilingue d'application, mis à part la trentaine d'absents sur les 774 inscrits du centre, tout a commencé sans anicroches. Outre le fait que les candidats composent pour la première fois avec leurs uniformes scolaires, la suppression prochaine de cette étape du cursus scolaire a donné un caractère particulier à la session du probatoire en cours.
A l'intérieur des salles, c'est le calme et le sérieux, nécessaires au bon déroulement de tout examen, qui prédominent. Mais dehors, les commentaires vont bon train parmi les élèves ayant achevé la première épreuve. Si les enseignants préfèrent la discrétion sur le sujet, laissant le devoir à la hiérarchie d'en parler, les élèves, quant à eux, entre une gorgée de " matango " et de bière, ou encore une bouffée de cigarette, ne se font pas prier pour dire ce qu'ils pensent de la disparition annoncée du probatoire. " Cette pause spéciale entre deux épreuves permet de chasser le stress " déclarent les consommateurs de ces produits.
Mais en parlant du probatoire, la tension disparaît soudainement et alors qu'on s'attendait à les voir sauter de joie, c'est plutôt le mécontentement qui règne. " Ça ne m'enchante pas beaucoup parce que le fait d'être titulaire du probatoire crée une certaine différence avec les autres, surtout avec le phénomène du bac tchadien ", a déclaré Jacques Koung, candidat audit examen. Dans le même ordre d'idées, une autre élève soutient que le probatoire relève le niveau des élèves de terminale. " Dès qu'il sera supprimé, on pourra avoir des élèves qui partiront directement de la seconde pour la terminale, sans niveau réel " a-t-elle souligné.
Les responsables, pour leur part, bien qu'au courant de l'annonce de la suppression prochaine du probatoire, attendent toujours la décision de la hiérarchie. Toutefois, selon certaines indiscrétions, des séances de travail à ce sujet sont déjà ouvertes au ministère des Enseignements secondaires. Et pour l'instant les interrogations persistent.

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