L'Autre Quotidien
18 Juin 2007
interview
Son état de santé, les difficultés de la ligne offensive, les couacs de l'organisation, les questions financières en instance. Sur un ton direct, l'élément central de la défense béninoise nous parle de Bénin-Togo, dans une analyse réaliste et optimiste.
«Je ne sais pas de quelles sources viennent ces fausses informations » Mon état de santé s'améliore de jour en jour. Ça va mieux. S'agissant d'une prétendue suspension, je tiens à préciser que je n'ai qu'un seul carton jaune.
Je ne sais pas de quelles sources viennent ces fausses informations. Le point fort de cette équipe lors du match face au Mali a été la défense. Que se passe-t-il au niveau de la ligne offensive ?
La dernière fois face au Mali, il nous a manqué des phases en "un contre un" où en éliminant un défenseur adverse on parvient à marquer. Cette fois-ci, les données changent, avec l'arrivée de Mouri, il y aura plus de vivacité dans notre attaque. Sans vous mentir, je reste positif.
Le Togo nous a dominé à Lomé le 3 septembre 2006 avec une équipe mixte, locaux plus pros. Quel serait le piège dans ce duel retour ?
Personnellement, je le disais avant le début de ce mois de juin, j'ai plus peur du Togo que du Mali. Les Aigles ont des stars, mais pas la cohésion.
Par contre le Togo a une équipe comme celle du Bénin. Tout le monde court et il y a de la vivacité. Je pense que ce serait un match plus diffi cile que celui du Mali. Là, on n'ose pas l'imaginer, parce que face au Mali on n'a connu des diffi cultés Entre les deux matches, le niveau d'organisation a baissé d'un cran. Je pose des questions pour savoir ce qui se passe. Je ne trouve pas encore de réponse. Il y a un peu d'erreur au niveau de l'organisation. Tout n'est pas encore en place concernant l'organisation de cette rencontre. La dernière fois, l'équipe a été emmenée au Nigeria sans qu'on ne sache pour quoi.
Je constate que jusqu'à présent (Ndlr mercredi 13 juin à 13 heures) que l'effectif n'est pas au complet. Nous avons deux personnes qui vont jouer dimanche et qui ne sont pas encore là. Je ne comprends pas comment cela a été organisé. Stéphane (Ndlr : Sessègnon) n'est pas là, Razack (Ndlr : Omotoyossi) non plus. S'ils ne viennent pas tôt pour qu'on apprenne à mieux se comprendre, je ne sais pas ce que ça va donner.
C'est avec le travail qu'on peut avoir de bons résultats. Le public : «Je leur demande d'être patients et ça va aller.» Je remercie le public pour le déplacement massif du dimanche 6 juin dernier. Je l'exhorte à faire de même le dimanche prochain. Je tiens à dire à tous ceux-là que ce n'est pas aussi facile de remporter la victoire face à une grande équipe. Je leur demande d'être patients et ça va aller. «Les joueurs sont des professionnels et attendent beaucoup des responsables» Il n'y a pas de comportement spécifi que.
Le football de haut niveau exige de grands moyens fi nanciers. Les joueurs sont des professionnels et attendent beaucoup des responsables. Il faut de la motivation. La motivation, c'est l'argent ?
C'est le nerf de la guerre. L'argent joue un rôle capital. Il faut respecter les engagements pris et ça va aller. Chrysostome de ces deux derniers matches est meilleur aux autres.
Expliquez-nous un peu le changement qui s'est opéré à votre niveau. Rien n'a changé à mon niveau. C'est paradoxal que tout le monde me juge plus en forme alors que cette saison en Italie je joue à niveau moins élevé que celui de la saison dernière. C'est donc le système qui a changé.
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