Jean-Célestin Edjangue
22 Juin 2007
" La manifestation avait pour but de montrer notre désaccord avec la position des autorités administratives au sujet du permis de conduire. Nous sommes partis de la salle des Fêtes d'Akwa vers 8h45 pour nous rendre à la province. Malheureusement, nous avons été bloqués, arrêtés à quelques centaines de mètres de là ."
André Tatsa, conducteur de moto taxi dans le secteur Akwa, était de la manifestation d'hier, jeudi 21 juin à Douala. Ses camarades, plus d'une cinquantaine ont perturbé la circulation une bonne partie de la journée dans les principales artères de la capitale économique.
Les forces de l'ordre, visiblement alertées par ce trouble à l'ordre public, se sont mobilisées pour contenir la horde de motos taximen qui envisageaient de faire un sit-in devant les bâtiments de la Province, à Bonanjo. Ils ont finalement été déroutés vers le rond-point de la direction des Douanes, avant de mettre le cap sur Bépanda, un des quartiers de Douala où le regroupement des conducteurs de motos taxis est le plus important. C'est seulement en début d'après-midi, vers 14 h15, que la caravane a de nouveau repris la route pour Bonanjo, via Akwa.. La dislocation a suivi. A l'origine de ce vaste désordre, la question des modalités à remplir pour obtenir le permis de conduire la moto, objet d'une décision préfectorale.
" Nous ne sommes pas contre le permis de conduire. C'est même indispensable. Mais le prix qui nous a été avancé au moment de la publication de la décision du préfet est de 11. 000 Fcfa. Or, quand on va à l'auto-école Française, seule structure habilitée à faire passer les épreuves de conduite, la formation revient à 45. 000 Fcfa ", témoigne Antoine Loudem " Mais pourquoi nous imposer un seul centre de formation à la conduite pour passer le permis ? Pourquoi l'auto-école Française et pas une autre ? On devrait laisser chacun choisir son auto-école ", martèle Gilbert Tékéné. L'ultimatum donné par Bernard Atébédé, préfet du département du Wouri, il y a quelques mois aux motos taximen pour se mettre en règle avec la loi, expire fin septembre 2007. D'ici là, bien de choses peuvent encore se passer entre les autorités administratives et les conducteurs de moto taxi.
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