Washington, DC — L'éducation des filles et l'émancipation des femmes figurent aussi en bonne place à son ordre du jour.
Le 25 juin, l'épouse du président, Mme Laura Bush, commence une tournée de 5 jours en Afrique qui la conduit au Sénégal, au Mozambique, en Zambie et au Mali où elle doit apprécier la portée des projets financés par les États-Unis, notamment ceux qui ont trait à la prévention et au traitement du VIH/sida et du paludisme.
« Les gens atteints du sida peuvent mener une vie normale pendant longtemps. Le sida n'est plus l'arrêt de mort que nous pensions jadis qu'il était », a souligné le 19 juin Mme Bush, à l'occasion d'un exposé à l'université Howard.
C'est ce message qu'elle transmettra lorsqu'elle rendra visite aux responsables de programmes financés dans le cadre du Plan d'urgence lancé en 2003 par le président Bush en matière de lutte contre le sida (PEPFAR) et dont il propose le doublement du montant au cours des cinq prochaines années (pour le porter à 30 milliards de dollars) afin de juguler cette épidémie dévastatrice.
« C'est un programme qui n'a jamais eu son pareil. Jamais autant de ressources n'ont ciblé la lutte contre une seule maladie », a fait remarquer le coordonnateur adjoint pour la lutte contre le sida dans le monde, M. Jimmy Kolker, à l'occasion d'un exposé à la presse, le 19 juin à la Maison-Blanche, précisant que la moitié des fonds alloués à la lutte mondiale contre le sida provenaient des États-Unis.
En vertu d'un financement du PEPFAR, des organisations locales peuvent organiser des campagnes de sensibilisation concernant le VIH/sida et mettre sur pied des projets visant la prévention, le traitement et la prise en charge des personnes affectées.
Pour sa part, l'Initiative du président en matière de lutte contre le paludisme (President's Malaria Initiative, PMI) renforce les capacités des organisations non gouvernementales par le biais du financement de stratégies portant sur la prévention telle que la pulvérisation d'insecticide, la distribution de moustiquaires de lit et l'achat d'antipaludéens plus efficaces. Financé à hauteur de 1,2 milliard de dollars, ce projet quinquennal a pour objectif de réduire de moitié les décès imputables au paludisme dans les pays d'Afrique qu'il cible.
« Les gens ne le savent peut-être pas, mais le paludisme était endémique aux États-Unis jusqu'en 1946, et nous avons été en mesure de l'éradiquer », a indiqué Mme Bush, le 20 juin à l'occasion d'une interview à CNN, ajoutant que l'objectif de la PMI était « d'éradiquer le paludisme dans les pays d'Afrique les plus durement touchés par cette maladie ».
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme, maladie transmise par les moustiques, tue un million de personnes chaque année, pour la plupart des nourrissons, des enfants et des femmes enceintes africains.
Les quatre pays africains figurant sur l'itinéraire de Mme Bush ont chacun des besoins différents et, a fait valoir M. Kolker, « en tenant compte des circonstances particulières à chaque pays, en s'inspirant des mesures qu'ils ont déjà prises, et en créant des partenariats avec des partenaires nationaux, nous sommes en mesure d'aider les gens là où ils habitent et d'appréhender les réalités sur le terrain ».
L'émancipation des femmes et l'instruction des filles sont deux autres thèmes sur lesquels Mme Bush se penchera lors de son voyage en Afrique. Ã- Dakar (Sénégal), première étape de sa tournée, Mme Bush remettra 5 bourses dites « bourses de l'ambassadeur » offertes en vertu de l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique, qui prévoit d'allouer 555.000 dollars d'ici 2010 pour faciliter l'instruction des filles. « Il est indispensable qu'elles soient éduquées, non seulement pour être en mesure d'assurer la stabilité financière de leur foyer, mais aussi leur santé », a expliqué la secrétaire générale de Mme Bush, Mme Anita McBride.
Outre ses visites aux responsables de projets financés dans le cadre du PEPFAR et de la PMI dans les quatre pays où elle se rendra, Mme Bush doit participer, au Mozambique, à une table ronde portant sur l'émancipation des femmes, visiter un foyer d'accueil temporaire pour orphelins baptisé « Flame », et se rendre au siège de « WORTH », un organisme établi en Zambie qui se spécialise dans la fourniture d'informations aux femmes et dans l'octroi à ces dernières de prêts d'un faible montant.
Dans une école de Lusaka (Zambie) - la Regiment Basic School -, Mme Bush inaugurera aussi le premier puits actionné par un manège (PlayPump) que font tourner les enfants en jouant et qui fournira de l'eau propre à la collectivité.
Au Mali, Mme Bush assistera à une cérémonie au cours de laquelle l'accent sera mis sur la collaboration avec la Société du compte du millénaire pour encourager la croissance économique par le truchement du développement d'éléments clés de l'infrastructure. Parmi les projets importants qui bénéficieront d'une aide financière figurent l'aéroport international de Bamako-Sénou et le projet d'irrigation agricole du Delta du fleuve Niger.
« Nous sommes très fiers de l'énorme contribution financière que le gouvernement de M. Bush, le Congrès et les contribuables américains ont engagée pour lutter contre le sida, et notre fierté est d'autant plus vive quand nous savons à qui notre aide parvient », a expliqué M. Kolker.
Lors de ses précédents voyages en Afrique, Mme Bush avait visité le Rwanda, la Tanzanie, l'Afrique du Sud, le Liberia, le Ghana et le Nigeria.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
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