Il est paradoxal que la quête d'une couverture politique du chef de l'Etat débute par des promesses chimériques de politiciens mal lotis. L'alchimie piochée par une clique d'opportunistes versés dans le changement mérite que le chroniqueur s'y attarde. Avec l'avènement du docteur Boni Yayi au pouvoir, on s'attendait à quelques gestes notables de certains de ses proches qui avaient juré ciel et terre entraîner au pays, un flux d'investisseurs et de grands projets. Mais 15 mois après la prise de fonction le 06 avril 2006, le néant s'offre à l'aide attendue au nouveau président.
Le bal des bonimenteurs fait salle comble. Le docteur Boni Yayi doit se résigner à prendre les initiatives. Les promesses qui lui ont été faites s'effritent. A la queue leu leu, les champions de chimère s'affalent sur leur incapacité à tenir parole. Le rêve malaisien s'est effacé, les multiples projets annoncés par des cauris de la première heure s'effondrent. En clair, la ribambelle d'amis du président n'arrive pas à apporter un appui efficient au changement. Même le réarmement moral voulu par la Marina n'a pas obtenu un soutien massif. Les nostalgiques des déviances morales semblent avoir du mal à s'habituer à la nouvelle donne.
Des loups vêtus de peau d'agneau sont dans la bergerie et procèdent par infiltration. Des cailloux transformés en cauris pour se rapprocher du chef sont éclaboussés par des scandales. Sur le plan moral, le changement dégage des félons. Boni Yayi est à l'épreuve des caprices de certains des clairons du changement qui, à force d'utiliser le simiesque ont fini par se faire découvrir. Le président Kérékou avait déjà fait la douloureuse expérience des promesses fallacieuses de gens qui excellent dans l'art d'endormir le chef pour fossoyer l'économie.
Le syndicat des farceurs a encore repris du service à l'ère du changement en activant les ficelles du mensonge et de la tromperie. Ils ont horreur d'ériger l'honnêteté en bannière idéologique et végètent dans les manoeuvres visant à abîmer le président de la République. Le Dr Boni Yayi devrait penser à faire le ménage pour éjecter de son cercle les figurants du système. C'est une exigence du changement.

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