Diosso Olivier
16 Juillet 2007
Kinshasa — Les opérateurs économiques de la province Orientale du secteur pétrolier poussent un ouf de soulagement, avec la mesure de levée du monopole de la société Sep Congo assurant le stockage, le transport et la distribution des produits pétroliers à travers la République démocratique du Congo (RDC).
Mesure prise par le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga pour mettre un terme au paiement indu à Sep Congo de la charge d'exploitation à chaque importation des produits pétroliers par ces opérateurs économiques. Sans que cette entreprise n'ait stocké et transporté ces produits.
Le ministre en charge des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga, vient de prendre la mesure portant levée du monopole que s'est attribuée la Société des entreprises pétrolières Sep Congo depuis deux ans, signale le Journal en ligne de Radio Okapi dans sa livraison de samedi 14 juillet.
Le gouverneur de la province Orientale, Medar Ahutsai, l'a officiellement annoncé le jeudi 12 juillet à Aru, cité située à 260 km au Nord de Bunia. C'était au cours d'une rencontre réunissant les opérateurs économiques dudit territoire. Ce, en présence de représentants de SEP Congo et de l'Office des douanes et accises (Ofida), indique la source.
L'autorité provinciale leur a dit avoir été instruit par le ministre des Hydrocarbures, lors de sa dernière visite officielle dans le district d'Ituri, province Orientale. Lambert Mende, poursuit la même source, a été saisi, il y a quelques mois, de la plainte des opérateurs économiques du secteur pétrolier de la région, concernet la «taxe» qu'ils paient à Sep Congo. Ils «se plaignaient de payer injustement à Sep Congo la charge d'exploitation à chaque importation de leurs produits», renseigne radiokapi.net.
Laquelle fait remarquer que, pour le ministre des Hydrocarbures, si ces accusations se vérifient, justice sera rendue. Et Mende Omalanga de relever le fait «que Sep Congo puisse recevoir une rémunération quelconque sans avoir stocké, sans avoir transporté des produits pétroliers pour ces opérateurs économiques, tout payement effectué dans ce sens là est un indu. Et que quiconque aura perçu un indu va le restituer. Que les lésés puissent me croire : justice sera rendu»
Les opérateurs économiques saluent cette mesure, fait remarquer le Journal en ligne. Lequel note qu'une difficulté persiste cependant, en ce qui concerne cette éventuelle restitution. En effet, Sep Congo percevait au moins 20$ US par mètre cube, mais ne leur remettait aucune preuve de paiement, avance la source, citant le président de la fédération des entreprises du congo (Fec)/Aru, Robert Amasi. «C'est depuis 2005 que nous payons 20 $ par mètre cube. Aucun document ne nous a été délivré par Sep Congo. Une fois que vous l'exigez, votre camion ne passe pas. Il reste bloqué à la douane», a-t-il expliqué.
Quant au représentant de Sep Congo/Aru, il a pris acte et a indiqué que son entreprise ne pouvait pas s'opposer à la décision de l'autorité. Seulement, il dit attendre du ministre des Hydrocarbures et du gouverneur de la province Orientale un document écrit avant de s'exécuter.
PLUS DE 300 POTEAUX ELECTRIQUES VOLES A BUNIA
Sur un autre registre, la même source renseigne également que plus de trois cents poteaux électriques viennent d'être volés dans la ville de Bunia, toujours dans la province Orientale. Selon les témoins, ce vol commis sur l'axe Budana-Tchomia, long de 15 kilomètres, serait l'oeuvre des hommes en uniforme.
En effet, trois éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient ainsi été surpris en train de couper deux poteaux électriques il y a quinze jours, ont rapporté des habitants du quartier Bankoko. Accusation confirmée par le chef de ce quartier, Unen Ukaba. «Les habitants sont venus me voir pour dire que ceux qui ont des champs dans la concession de Kilo Moto surprennent des hommes armés en train de couper des poteaux et les transporter», a-t-il indiqué, ajoutant avoir dans son bureau un poteau comme preuve.
Le Journal en ligne de Radio Okapi signale que les responsables de l'Office de Kilo Moto (Okimo) ont aussi confirmé ces informations. Par contre, «les autorités militaires de la place disent n'avoir jamais reçu des plaintes sur l'implication de leurs hommes dans les vols de poteaux électriques», arguent-elles. La source fait observer le fait que le porte-parole des FARDC/Ituri, le capitaine Olivier Mputu, accuse plutôt les civils, sans toutefois nier la responsabilité de certains éléments «incontrôlés» des FARDC. «Nous reconnaissons avoir arrêté des gens impliqués dans le vol des câbles. Pas plus tard que hier, deux civils ont été aperçus transportant un poteau électrique. On ne peut pas gratuitement dire que ce sont des militaires», s'est-il défendu.
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