Lors de l'inauguration des festivals culturels "Kidodo 2007" et "Fagnina" à Fianarantsoa, le secrétaire d' Etat chargé des loisirs et de culture parle de la nouvelle orientation politique de son département.
L'Etat a donné la priorité à deux évènements qui se sont déroulés à Fianarantsoa le 22 juin dernier. Pour quelle raison ?
L'Etat a décidé de mettre en avant ces deux évènements culturels en raison de l' importance de la culture malgache au sein de la société. Le 8ème engagement du Map, prônant "la solidarité nationale", démontre l'importance de la Culture.
Quelle mesure votre département a- t-il mis en place pour développer le domaine culturel ?
Une politique est déjà mise en place par mon département, et cela d'après l'objectif défini par le Map, faisant de la culture une voie pour parvenir au développement. Il s'agit de favoriser l'épanouissement personnel de chaque individu, des valeurs malgaches respectées et prises en compte, mais surtout, de considérer un peuple à la base de l' organisation des évènements culturels.
Qui sont lers participants aux festivals ?
Les cinq districts issus de la région de Matsiatra Ambony ont été les grands acteurs de ces activités. Les participants ont déjà concouru au niveau des Fokontany, collectivités à la base du développement. Chaque culture a sa propre histoire, et c'est ce qui fait la grande richesse de la culture malgache.
Dans quel but organisez-vous ces manifestations ?
Le ministère a pour but de renforcer un peu plus la solidarité au niveau de chaque région. Celle-ci est une voie essentielle pour parvenir au développement.
Quel rôle l'Etat peut-il jouer pour parvenir à une solidarité au sein d'une même valeur, alors qu'il existe ce qu'on appelle "initiative privée" ?
L' Etat établit la structure, la politique, et les stratégies de développement pour tous les secteurs existants, mais il n'a pas la fonction d' exécuteur. Il favorise les perspectives et aide techniquement et financièrement. Ce sont les secteurs privés qui doivent être mises en avant, développés et améliorés. Dans l'exécution de toutes ces initiatives, elle doit être normalisée. Dans le domaine culturel, tout doit se faire de manière professionnelle. Dorénavant, nous entrons dans l' ère de la "professionnalisation".
Où en est votre département au sujet de la normalisation ?
Il ne faudrait pas oublier que nous sommes un pays en voie de développement. Nous n'avons pas nécessairement tous les moyens disponibles à notre disposition. Pourtant, des efforts peuvent être entrepris, et pas uniquement sur le plan financier. Par exemple, on peut instaurer des structures pour chaque secteur d' activité si on veut normaliser le secteur culturel. Par contre, des efforts sont encore à fournir au niveau du statut des artistes, et au niveau de la sécurisation des frontières.
Plus précisément...
Nous devons instauré une politique d'anticipation. Il faudra sécuriser les sites culturels pour que les étrangers ne puissent plus pénétrer sans autorisation sur des lieux interdits. Des cartes culturelles, traitées sur un Système d'Information Géographique (Sig) seront éditées. Une charte environnementale existe, pourquoi pas une charte culturelle, prônant l'interdiction aux étrangers de pénétrer dans des lieux interdits ?
A une certaine époque, il n'était question que de commerce. Cette stratégie est-elle compatible avec la normalisation que vous voulez mettre en place ?
Ce qui importe c'est le développement de la culture malgache. Concernant le rapport entre le tourisme et la culture, c' est cette dernière qui prime. Les sites culturels provenant des richesses naturelles, deviendront les produits exportables.
Quel serait votre souhait pour améliorer le secteur culturel ?
Si la normalisation du secteur est correctement mise en place, et si les promoteurs, les artistes ou les conservateurs des héritages culturels ont la possibilité de suivre des formations dans les normes, le domaine culturel sera sur la bonne pente.
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