Jean- Pierre Nkutu.
19 Juillet 2007
Des expers des institutions congolaises intéressées au problème de la circulation des armes en Rdc se sont retrouvées hier à l'hôtel Memling pour prendre connaissance du rapport d'un groupe d'enquêteurs sur la circulation des armes légères et de petit calibre « Alpc » dans notre pays.
Initiée par le Pnud, cette manifestation a été rehaussée de la présence du vice ministre à l'Intérieur, Joseph Dovel Mpango qui avait aussi à ses côtés, le président de la commission parlementaire chargée de la Défense et Sécurité, du directeur du Pnud en RDC, Roberto Valent et bien d'autres personnalités.
Pour y parvenir, des groupes de travail ont été constitués en début d'après-midi.
La réactualisation du cadre juridique en matière de détention d'armes légères est la principale résolution retenue par les experts des dix sept services concernés. On devrait ajouter à cela des actions à mener à longue ou brève échéance par la Dgm, l'Anr, la Pnc pour éradiquer ce fléau. Les recommandations prises ce lundi constituent un cahier de charges et elles seront portées à la connaissance du gouvernement, a indiqué le vice ministre Mpango. Le gouvernement prendra alors des dispositions appropriées pour enrayer ce problème, a-t-il souligné.
Pour le vice ministre de l'Intérieur : Un million d'armes légères seraient en circulation illicite.
Bien avant la lecture de ces principales résolutions et une brève conférence de presse conjointement animée avec le délégué du Pnud, le vice ministre de l'Intérieur a laissé entendre en début de matinée que plus d'un million d'armes légères seraient en circulation illicite et illégale à travers le pays.
L'exploitation illégale des ressources naturelles, les problèmes fonciers et les tensions ethniques ont comme dénominateur commun la prolifération incontrôlée des armes légères. Ces armes sont détenues par des milices d'auto défense, des combattants non admis dans le cadre du Pnddr, des braconniers, des jeunes désoeuvrés etc.
Par ailleurs, la porosité et la longueur des frontières ainsi que la corruption sont autant des handicaps qui se présentent pour enrayer ce mal.
L'engagement de son ministère à assurer la sécurité des biens et des personnes est sans faille, a a ajouté Dovel Mpango.
Le président de la commission parlementaire chargée de la Défense et Sécurité est intervenu pour apprécier le travail abattu par les députés congolais et leurs collègues des pays des Grands Lacs. Un exercice de l'esprit pour tenter de résoudre cet épineux problème de détention illégale et illicite des armes légères.
ls vont se retrouver à Kinshasa pour finaliser le travail réalisé lors des rencontres ultérieures, a-t-il indiqué.
On retiendra de ses propos que les parlementaires de 5 pays, à savoir la Rdc, le Burundi, le Kenya, la Rca, la Tanzanie etc. ont signé un plan d'action en 2003 pour lutter contre ce fléau.
Roberto Valent est revenu sur les effets nocifs de la prolifération des Alpc. Prenant soin de préciser que la misère est la cause principale et même la conséquence de ce fléau. Cette gangrène ronge l'économie, a-t-il encore laissé entendre.
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