Ludi Cardoso et Bienvenu Ipan
26 Juillet 2007
Kinshasa — Le président français Nicolas Sarkozy a présidé hier mercredi la signature de plusieurs accords de coopération avec son homologue libyen Mouammar Kadhafi, à Tripoli. Tout porte à croire que Nicolas Sarkozy tente, à cet effet, de recueillir sans attendre les premiers fruits de son coup d'éclat diplomatique.
C'est depuis hier mercredi 25 juillet que le président français Nicolas Sarkozy est arrivé à Tripoli pour rencontrer son homologue libyen Mouammar Kadhafi au lendemain de la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares qui étaient détenus en Libye.
Le développement des relations économiques franco-libyennes a figuré en bonne place à l'ordre du jour de l'entretien que Nicolas Sarkozy a eu avec son homologue libyen au palais de Bab Azizia, lors d'un dîner. Et c'est dans ce cadre que les deux chefs d'Etat ont présidé à la signature de plusieurs accords de coopération, susceptibles de préparer le terrain à de futurs accords économiques et contrats.
En dehors du volet commercial et économique, les entretiens entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi ont également porté sur les questions migratoires, la coopération culturelle et les suites de l'affaire des infirmières bulgares.
A en croire Reuters, la France s'est notamment engagée à contribuer à la modernisation de l'hôpital de Benghazi, où les infirmières et le médecin étaient accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du Sida à des centaines d'enfants. Elle compte, par ailleurs, à développer sa coopération médicale et hospitalière avec la Libye.
Enfin, Nicolas Sarkozy souhaite expliquer son projet d'Union de la Méditerranée, comme il l'avait fait le 10 juillet en Algérie et en Tunisie, dit-on dans la délégation française.
Fruits d'un coup d'éclat diplomatique
La France n'est aujourd'hui qu'un partenaire économique modeste de la Libye.
C'est dans cette perspective que se justifie la visite officielle de Nicolas Sarkozy dans ce pays qui dispose, selon Reuters, de réserves pétrolières estimées à ce jour à 36 milliards de barils - 61 ans d'exploitation au rythme actuel - et a un besoin considérable de modernisation de ses infrastructures, n'a cependant pas qu'une portée symbolique.
Le président français, s'il faut le rappeler, avait déclaré, à la veille de son voyage pour Tripoli, vouloir « aider la Libye à réintégrer le concert des nations ». Mais en aidant le numéro un libyen à sortir par le haut d'une crise qui empoisonnait les relations entre la Libye et les Occidentaux depuis plus de huit ans, il peut aussi espérer y renforcer la place de la France dans ce pays.
A tout prendre, plus d'un commentateur estiment que le président français Nicolas Sarkozy tente, par ces accords de coopération avec la Libye, de recueillir sans attendre les premiers fruits de son coup d'éclat diplomatique.
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