Cameroon Tribune (Yaoundé)

26 Juillet 2007

Cameroun: Aujourd'hui, dernier délai de recours

La suite du processus électoral se joue au niveau de la Cour suprême. La haute juridiction, qui siège comme Conseil constitutionnel, tient bientôt une audience publique aux fins d'évacuer le contentieux électoral relatif aux législatives du 22 juillet 2007.

Les requêtes en annulation des opérations électorales, tenues à travers le pays dimanche dernier, sont en train d'être reçues au greffe de l'institution, en son siège, sis au sein du quartier administratif à Yaoundé. En effet, c'est aujourd'hui à minuit que s'achève le délai légal qui donne aux requérants potentiels le droit d'introduire un recours en vue de l'annulation des élections dans une circonscription électorale donnée.

Hier, en mi-journée, le greffe de la haute juridiction n'avait enregistré que trois requêtes : une de Augustin Frédéric Kodock, candidat et tête de liste de l'Union des populations du Cameroun (Upc), pour la circonscription électorale du Nyong-et-Kelle ; et les deux autres signées, l'une, de Jean-Pierre Djoko et, l'autre, de François Meli, candidats-têtes de listes du Parti démocrate socialiste (Pds) pour les circonscriptions électorales des Haut-Plateaux et des Bamboutos respectivement. De façon générale, les requérants parlent de " fraudes massives " et des " irrégularités de toutes sortes " pour demander à la haute juridiction d'annuler partiellement ou entièrement les élections et de " mettre les dépens à la charge du Trésor public ".

D'un côté, la requête de Augustin Frédéric Kodock. Le candidat de l'Upc relève que le déroulement des législatives dans le Nyong-et-Kelle, décrit par lui comme " fief naturel de l'Upc ", ont été entachées de fraudes diverses. " La technique de fraude la plus déterminante est le déversement par les candidats du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) des charters dans plusieurs villages du département ", décrit-il, avant de citer lesdites localités : Manguen II, Matomb, Mandoumba, Boumnyebel, Ngog Mapubi, Messondo, Sombo, Bot Makak, Biyouha, Bonjock et Nguimbassal, etc. " La preuve exaltante de cette chartarisation politique est l'identification et l'arrestation, à Matomb, de cinq électeurs fictifs ", argumente le requérants qui relève d'autres irrégularités imputées, celles-là, à l'administration.

De l'autre côté, les deux requêtes du Pds. Elles évoquent, outre des fraudes massives, des irrégularités telles que les votes multiples, la remise sélective des bulletins de vote aux électeurs, le refoulement des scrutateurs de leur parti politique dûment mandatés dans les bureaux de vote de Baham et de Mbouda. En attendant l'expiration des délais ce jour, les portes du greffe restent ouvertes et les personnels travaillent de façon permanente. On y reçoit, simultanément, les requêtes des candidats ainsi que les procès-verbaux et les pièces annexes des opérations électorales transmis par les commissions départementales de supervision et destinées à la Commission nationale de recensement général des votes qui devra siéger bientôt.

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