26 Juillet 2007
Luanda — L'Exécutuf angolais est en train de mettre en oeuvre une stratégie de diversification de son économie, en vue d'une grande participation du secteur non-pétrolier dans le PIB.
C'est ce qu'a dit jeudi, à Luanda, le ministre adjoint du premier ministre, Aguinaldo Jaime, au cours d'une interview aux antennes de la Radio Nationale d'Angola (RNA).
Selon ce responsable, seulement avec l'augmentation de la production dans le secteur non-minéral que les citoyens pourront directement sentir les bénéfices du croissement de l'économie angolaise, car, a-t-il ajouté, ce secteur constitue celui qui proportionne un grand nombre d'emploi direct.
"Les citoyens ne sentent pas encore directement, dans son quotidien, les bénéfices du secteur minéral, pétrolier et des diamants, (...), pour être de capital intensif et non de main d'oeuvre intensive. C'est un secteur, bien qu'en plein développement, n'offre pas beaucoup d'emploi", a précisé Aguinaldo Jaime.
A cet effet, a poursuivi le ministre adjoint du premier ministre, l'Etat tente de réhabiliter les infrastructures de base pour le croissement et le développement durable de l'économie.
Il a, d'autre part, ajouté que ces actions constituent la clé de voûte pour améliorer le niveau de vie des citoyens sur la base de la stratégie de diversification, une fois mise en oeuvre, réduira le taux de chômage au pays.
"Les personnes auront des meilleurs rendements et des meilleures opportunités d'Affaires en Angola et, évidement avec ces altérations, le niveau de vie des populations augmenteront", a souligné Aguinaldo Jaime.
Aguinaldo Jaime a réaffirmé que malgré la baisse du volume de production physique du pétrole, qui contribue à plus de 60% du PIB, l'économie angolaise continuera à croître davantage non seulement en Afrique, mais aussi dans le monde entier.
"C'est un motif de joie et de satisfaction" de voir l'économie à croître, a-t-il précisé, avant d'ajouter que "la croissance ne signifie pas développement, cela veut dire plus de quantité, augmentation de biens et services dans une économie donnée, tandis que le développement est qualificatif, a trait aussi avec la hausse du niveau de vie des citoyens, le bien-être économique des populations, la baisse des indices de pauvreté, du chômage et des difficultés sociales", a-t-il réitéré.
Quant à l'appréciation de la monnaie nationale "Kwanza", il a dit qu'il s'avère nécessaire de maintenir sa stabilité au marché d'échange et créer la confiance aux agents économiques pour la réalisation de bonnes affaires en Angola, principalement dans le secteur non-pétrolier en vue d'augmenter le niveau de vie de la population.
"La stabilité que nous connaissons aujourd'hui dans le marché d'échange a des effets bénéfiques. Elle a permis de stabiliser l'inflation, plus au moins protéger le pouvoir d'acquisition de notre monnaie, elle a crée des conditions pour l'attraction de l'investissement privé hors de l'économie minérale et va, certainement crées des conditions pour surmonter les difficultés en matière d'infrastructures de bases", a-t-il encore affirmé.
Cependant, Aguinaldo Jaime a précisé que la Banque Nationale d'Angola (BNA) est en train de préparer une législation sur les futures institutions financières non bancaires, réitérant qu'elles seront offertes aux familles et entreprises nouvelles.
Durant l'interview, le ministre adjoint du premier ministre a annoncé qu'une réforme fiscale est en cours, visant à trouver des fonds pour voler au secours aux couches sociales nécessiteuses de la population angolaise.
"La lutte contre la pauvreté dépend d'une diversification de l'économie, de l'augmentation d'emploi, de l'amélioration dans la distribuition du revenu national et aussi des politiques sociales visant à garantir la rationalité, l'efficacité et l'équité dans la distribution des deniers publics", a conclu Aguinaldo Jaime.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2007 Angola Press Agency. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.