Fraternité Matin (Abidjan)
Barthélemy KOUAMÉ
29 Juillet 2007
Bouaké — Demain, la "Force Licorne" va survoler en permanence toute la zone de Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de la «Flamme de la paix».
Pour le général Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN), qui a fait cette révélation, hier, il s’agit de la «dimension aérienne» de la mission de sécurité assurée par les militaires français, pour cette manifestation d’envergure nationale, à laquelle huit chefs d’Etats africains ont confirmé leurs présence.
Aucune précision sur le nombre et les types d’aéronefs qui seront utilisés n’a cependant été faite. Dans tous les cas, la force française se veut très rassurante. «Je vois la journée de lundi comme une fête réussie sur plan de la sécurité. Tout a été pris en compte par les différentes parties prenantes…Tout est prévu pour que cela se passe bien. Le risque pour moi, est équivalent au risque zéro », a en effet déclaré, l’adjoint au commandant de l’opération Licorne, le général Paul De Puis Busque, interrogé hier samedi sur place à Bouaké.
«J’ai fait un tour ce samedi matin, accompagné de mes amis Ivoiriens. Et, j’ai l’impression que tout se passe bien. Je ne vois pas ce qui pourrait ne pas marcher. Toutes les circonstances sont réunies», a encore rassuré le général De Puis Busque. Tout en relevant le fait que «c’est d’abord les FDS-CI et les FAFN qui travaillent», quand Licorne, elle, vient en «appui».
Un dispositif « serré » au sol
Il y aura quatre forces sur le terrain pour assurer la sécurité de la «Flamme de la paix» ; en comptant la force de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Au sol, les forces ivoiriennes (gouvernementales comme ex-rebelles) seront en première ligne. Selon le général Philippe Mangou, patron des FDS-CI, les éléments des deux armées ex-belligérantes, feront «un jalonnement serré» sur les voies menant de l’aéroport au Ranhôtel et du Ranhôtel au nouveau stade, dont l’heure d’ouverture des portes aux populations «sera communiquée par voix de presse». Il y aura également «un jalonnement serré» sur les axes Yamoussoukro-Tiébissou et Tiébissou-Bouaké, toute la journée du 30 juillet.
A l’aéroport où des arbres et les hautes herbes ont été coupés, FDS-CI et FAFN seront également présentes. Mais, il est formellement interdit à toute personne armée d’avoir accès au tarmac. A l’exception des gardes rapprochées des différents chefs d’Etats attendus et du Premier ministre ivoirien, a précisé le général Mangou.
A l’aéroport, seront également positionnés des éléments du Groupement de sécurité de la Présidence de la République (GSPR). Au salon d’honneur de l’aéroport, seul «un élément avancé» des Chefs d’Etat pourra s’y retrouver.
Le Ranhôtel, où les Chefs d’Etat feront une escale, avant de rejoindre le lieu de la cérémonie proprement dite au stade, sera également interdit à toute personne armée, a dit le général Philippe Mangou au nom des deux armées ivoiriennes. La même mesure est prise pour le stade, où les spectateurs seront individuellement contrôlés par le GSPR. Ces derniers seront «renforcés» par des éléments des FAFN.
Sur les dix-huit entrées que compte le stade municipal de Bouaké, seules cinq seront ouvertes au public. L’entrée des officielles restera, quant à elle, ouverte pour les autorités et les «invités de marque».
Pour coordonner tout le dispositif sécuritaire de la «Flamme de la paix», un «PC tactique quadripartite» a été installé. Il fonctionnera avec cinq «sous PC tactiques» installés à différents endroits, a révélé le général Soumaïla Bakayoko.
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