Libreville — Des habitants de la ville de Fougamou (sud) ont érigé lundi, des barricades à la sortie de la ville en allant vers Mouila pour réclamer l'électricité, ont rapporté des témoins.
Les consommateurs, les opérateurs économiques notamment, se plaignent d'importants désagrégements provoqués par le manque d'électricité dans la ville depuis trois (03 mois). L'éclairage à la bougie qui comporte beaucoup de risques d'incendie est devenue une nécessité, les familles estimant onéreux, l'achat de lampes tempêtes.
Depuis ce lundi matin, aucun véhicule ne peut rallier les autres villes du sud du pays ou remonter sur Libreville. Tous les véhicules sont stationnés au pont de Fougamou.
Alertés, le maire de Fougamou, le président du conseil départemental, le procureur de la République sont descendus sur les lieux pour convaincre la foule. Ils n'ont pas pu calmer les ardeurs des populations.
Les négociations engagées n'ont pas abouti. Les autorités excédées ont fait appel aux agents des forces de l'ordre qui n'ont pas pu maîtriser la foule en colère.
Un renfort composé des militaires et policiers est parti de la capitale provinciale Mouila pour mettre de l'ordre. Les coups de fusils fusent de partout pour chasser les manifestants.
« On préfère mourir tous que de céder le passage », hurle la foule en effervescence.
L'un des médiateurs dépêchés pour convaincre la foule à libérer la voie publique, joint au téléphone par GABONEWS depuis Libreville, suspecte certains hommes politiques de la ville de soutenir le mouvement et de pousser la population à durcir le ton et même à se transformer en chair à canon.
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