Mireille Onana Mebenga
23 Août 2007
Le terrain sur lequel il était bâti fait l'objet d'un litige entre deux protagonistes.
Jeudi dernier, alors qu'une fine pluie s'abattait sur la ville, l'on a été stupéfait de trouver plateaux, plats, foyer et matelas jetés de part et d'autre sur les trottoirs. Une batterie de cuisine d'un restaurant est à la rue. Une quinzaine d'hommes armés de marteaux et de pioches casse les murs et installations diverses. Il s'agit d'un restaurant et des buvettes situés en face de l'auto-école française, à Bonanjo
D'après des informations recueillies auprès des avocats et des huissiers des deux parties rencontrés sur le site querellé, il ressort qu'un litige foncier oppose Elizabeth Kang à Clément Obouh Fegue. Le litige concerne une parcelle de terrain d'environ 600m2. Pour les avocats de Elizabeth Kang, le plaignant, Clément Obouh Fegue avait fait louer cette parcelle de terrain pour une durée indéterminée à leur cliente pour exploitation. En 2002, voulant certainement reprendre son dû contre le gré d'Elisabeth Kang, Clément Obouh Fegue assigne la restauratrice devant le Tribunal de première instance de Douala Bonanjo. Quelque temps plus tard, le tribunal rend une décision par défaut expulsant Elizabeth Kang. Selon les avocats de l'accusée, leur cliente avait été notifiée de la décision du tribunal. Mais, avant la date prévue pour l'exécution de ladite décision, leur cliente avait fait opposition. Le 25 janvier 2006, le juge a confirmé la décision d'expulsion. Toujours d'après les avocats, l'accusée a interjeté appel de la décision malgré le fait qu'elle n'ait pas reçu la signification du jugement. Pour ces derniers, il fallait attendre une décision définitive pour appliquer les délais de huit jours. L'affaire doit en principe repasser au tribunal le 1er octobre prochain.
En face, les représentants du plaignant Clément Obouh Fegue justifient la destruction comme l'aboutissement du procès les opposant à Elizabeth Kang. Pour l'huissier, on obtient la décision après présentation du certificat de non appel délivré par le greffier en chef de la cour d'Appel justifiant qu'aucun appel n'a été enregistré. L'huissier sort de ses documents ladite décision. Dans le cas de leur client, la grosse est sortie en mars 2006. Et ce n'est qu'en mars 2007 que les avocats de Elizabeth Kang viennent présenter un certificat d'appel. Pour l'huissier, et selon la loi, on ne présente pas un certificat d'appel après la sortie de la grosse considérée comme le bouquet final dans un procès. Le dossier qui est pendant devant le tribunal de 1ere instance de Bonanjo va entendre une fois de plus les différents protagonistes. Entre-temps, les murs du restaurant sont tombés un à un sous la puissance des masses. Les clients quant à eux, vont chercher un autre endroit pour la pause de midi.
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