|
|
Ouganda: La fleur coupée, une industrie florissante
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
Inter Press Service (Johannesburg)
27 Août 2007
Publié sur le web le 27 Août 2007
Erin Cunningham
Paris
En quelques années, l'industrie de la floriculture a enregistré d'importants bénéfices en Ouganda.
La "Perle de l'Afrique" est aujourd'hui le cinquième exportateur africain de fleurs coupées, derrière le Kenya, le Zimbabwe, la Tanzanie et l'Ethiopie. Le secteur a permis d'offrir du travail aux plus démunis, notamment aux femmes dans les zones rurales.
L'Ouganda possède une vingtaine d'exploitations floricoles, qui produisent environ 35 variétés de fleurs coupées. Elles sont en grande partie exportées vers l'Europe, notamment vers les Pays-Bas. Selon les estimations, la floriculture emploie environ 6.000 personnes dans le pays. En 2006, cette industrie a dégagé un bénéfice de 30 millions de dollars (22 millions d'euros).
D'après les prévisions, la production de fleurs coupées pourrait presque doubler à l'horizon 2010, pour atteindre un chiffre d'affaires annuel de 80 millions de dollars (59 millions d'euros). Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), en une dizaine d'années, la croissance du secteur a permis de créer de nombreux emplois, d'améliorer les conditions de vie des populations dans les zones rurales et de diversifier les exportations.
"L'industrie de la floriculture a joué un rôle majeur dans la lutte contre la pauvreté, en offrant aux populations nécessiteuses des possibilités de revenus en devises étrangères", déclare Maggie Kigozi, directrice générale de l'Autorité d'investissement de l'Ouganda (UIA, en anglais). "Des investissements permettront encore d'accroître les possibilités du secteur et de développer les industries connexes", ajoute-t-elle.
Depuis 2002, l'industrie horticole ougandaise possède un code de conduite (Uganda Code of Practice for Horticulture Sector), qui impose aux producteurs des règles strictes en matière de protection des travailleurs, de conditions de travail et d'égalité des salaires. Jusqu'à présent, seule l'industrie de la pêche, dont une grosse partie de la production est également destinée à l'exportation, possédait des règles similaires.
Plusieurs sites de production ont notamment fait l'objet de visites conjointes menées par l'Association ougandaise des exportateurs de fleurs (UFEA, en anglais) et la firme néerlandaise d'audit MPS. Début 2007, les premiers syndicats de travailleurs ont vu le jour chez 'Rosebud Ltd' et 'Uganda Hortec', les deux plus grandes exploitations floricoles du pays.
"Les syndicats ont permis d'améliorer de manière considérable les conditions de travail dans la floriculture. Elles sont aujourd'hui bien meilleures que dans les autres secteurs de l'économie", estime Andre de Jager, responsable de projet pour l'ONG néerlandaise 'Capacity Building Floriculture Uganda'.
En 2000, un rapport de l'OIT intitulé "Impact de l'industrie floricole en Ouganda" louait déjà les progrès du secteur en matière de conditions de travail. "Les exploitants des fermes prévoient parfois le logement, offrent du thé ou un déjeuner aux travailleurs, fournissent des services médicaux, ainsi qu'une rémunération adéquate ou des avances sur salaire. Dans certaines fermes, les employés finissent même le travail à 17 heures", soulignait le rapport.
"La floriculture offre en effet des opportunités d'emplois aux plus démunis", explique Cate Nakatugga, qui travaille comme assistante pour l'ONG néerlandaise 'Capacity Building Floriculture Uganda'. "Les femmes des zones rurales sont peu instruites et ne parviennent pas à trouver un emploi dans les secteurs formels de l'économie. Travailler dans une exploitation floricole leur permet donc d'améliorer leurs conditions de vie".
Selon une étude menée en 2006 par le Centre de recherche sur le développement international (CRDI), une organisation créée et financée par le gouvernement canadien, la plupart des femmes employées dans le secteur horticole sont engagées de manière permanente et bénéficient d'avantages sociaux.
"Tous nos employés ont un contrat de travail", affirme Toby Maddison, qui dirige l'exploitation 'Melissa's Flowers'. "Les femmes ont droit à 60 jours de congé de maternité payés. Nous avons un docteur et un dispensaire qui propose des médicaments à bas prix pour les employés et leur famille. La vente des médicaments sert à financer un fonds médical qui peut payer des opérations plus lourdes", indique-t-il. "Nous avons également l'intention d'ouvrir un laboratoire capable d'effectuer des tests HIV ou de diagnostiquer la malaria".
|
Certains observateurs, comme Chido Makaunike, responsable de 'African Agriculture Blog', un site Internet consacré aux derniers développements du secteur, estiment cependant que les femmes ougandaises restent encore trop peu présentes dans les affaires et que, de manière générale, elles stagnent tout en bas de l'échelle de la main-d'oeuvre employée par l'industrie.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2007 Inter Press Service. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]() Les plus actifs du jour
|