Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
Bk/AD
30 Août 2007
Le vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale (BM) François Bourguignon s'est déclaré jeudi "raisonnablement optimiste" pour le futur de l'économie sénégalaise, tablant notamment sur la capacité des entreprises en difficulté à retrouver leur productivité normale.
"C'est exact qu'il y a des difficultés, mais il est aussi exact que des décisions sont prises pour surmonter ces difficultés", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse qui marque la fin d'une visite de deux jours au Sénégal.
"Il y a toutes les raisons de penser que ces solutions vont porter leurs fruits", a ajouté l'économiste en chef de la BM qui assure ne pas nourrir une "inquiétude majeure" quant à la capacité des grandes entreprises sénégalaises à retrouver leur productivité normale.
"On peut être assez optimiste", a dit François Bourguignon, évoquant notamment les efforts des autorités sénégalaises pour l'amélioration de l'environnement des affaires et les projets infrastructurels menés par les autorités.
"Je pense qu'on peut être raisonnablement optimiste pour le futur", a-t-il indiqué, en ajoutant que la volonté des pouvoirs publics sénégalais "d'aller de l'avant est très impressionnante".
La situation du Sénégal constitue "un régime à peu prés normal" de développement, qui ne peut cependant pas être considéré comme "une réussite", a-t-il estimé.
Après une "très longue stagnation" de sa croissance dans le milieu des années 90, le Sénégal a connu, à partir de 2000, "une accélération" de sa croissance dont le taux a été porté à 5 pour cent, avant de rechuter, à cause notamment de la hausse du prix des produits pétroliers.
Dans ce contexte, l'impossibilité pour la Société nationale d'électricité (SENELEC) d'assurer un correct approvisionnement en électricité a eu pour conséquences une érosion de la productivité dans la plupart des entreprises du pays.
Cette situation est combinée aux difficultés rencontrées dans le même temps aux Industries Chimiques sénégalais (ICS), un des fleurons de l'industrie sénégalaise qui assurait la grande partie des exportations.
Cette entreprise sur laquelle le Sénégal comptait pour ses plus grandes rentrées de devises, était presque au bord de la faillite, avant d'être recapitalisée et sauvée de justesse grâce à des investissements indiens.
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