L'Express (Port Louis)

Ile Maurice: Cliniques - pas de consensus

Port Louis — La réunion des cliniques privées de vendredi dernier reste sans issue sur les prix.

La proposition d'une des cliniques pour une révision des tarifs a été rejetée, la majorité des membres estimant que les tarifs soumis lors de la discussion sont excessifs. Quelques grincements de dents se sont fait entendre vendredi car la question des tarifs avait été abordée dans les journaux une semaine avant la réunion.

Résultat de la réunion: c'est en concertation que les cliniques privées veulent désormais faire entendre leur voix. L'avis du président de l'association, Patrick Chui Wan Cheong, sur la question, n'a en effet pas fait l'unanimité et a même été contesté.

Par ailleurs, à la suite de cette réunion, le secrétaire général de l'association, Sunil Bissoonauth, a soutenu que le "tarifs de nos services restent très compétitifs et définitivement moins chers que dans plusieurs autres pays". Un moyen de faire comprendre que les tarifs ne connaîtront pas de grandes modifications.

La proposition d'uniformisation des prix des différents prestataires de services, qui n'est pas récente, n'a une fois encore pas abouti. Un membre de l'association donne son avis : "c'est vrai que chaque clinique est spécifique mais pour des interventions par exemple, cela n'est pas très différent. On utilise presque les mêmes accessoires." Mais il précise : "Sauf en matière d'équipement - souvent une clinique achète un appareil de très bonne qualité, qui dure cinq ans, alors qu'une autre achète le même à moindre coût mais qui va durer quelques années de moins. Elle devra alors réinvestir. Sauf aussi si des personnes demandent des services très personnalisés, tels que des suites, que seules certaines cliniques offrent."

Pour mieux faire comprendre leurs difficultés, le porte-parole des cliniques explique que "le secteur médical étant un secteur très dynamique, nous devons investir régulièrement dans de nouveaux équipements médicaux modernes, dans de nouveaux moyens de diagnostics plus fiables et organiser, mettre en place des formations techniques de plus en plus poussées". Ce qui n'est pas sans "coûts non négligeables" sur les budgets des cliniques, insiste Sunil Bissoonauth.

Une des solutions envisagées pour sortir la tête hors de l'eau est une plus grande collaboration entre secteur privé et secteur public dans ce domaine. "Nous collaborons étroitement et fréquemment avec les pouvoirs publics avec pour objectifs d'améliorer la qualité des services médicaux dans le pays", souligne Sunil Bissoonauth.

Ce dernier se défend contre les récentes critiques à l'encontre des cliniques privées : "Malgré la spécificité de chaque clinique, nos qualités et notre professionnalisme restent de rigueur et ne doivent pas être remis en cause par des critiques non constructives ou des sous-entendus de manière non fondée. Comme personne ne peut nier l'apport des cliniques privées à l'amélioration significative des soins de santé à Maurice."

Outre la question des prix, la concurrence sur la venue prochaine d'Apollo a fait l'objet de discussions, lors de cette réunion. Peu de détails ont toutefois transpiré des discussions sur cette question.


Copyright © 2007 L'Express. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire — ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 130 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations d' AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

Comments Post a comment