Huit partis politiques, dont l'Union socialiste des forces populaires (USFP) ont saisi le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle lors de la période de la campagne électorale sur certaines irrégularités relatives à l'accès aux médias publics.
La HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle) qui vient de rendre public son rapport préliminaire sur la gestion du pluralisme politique en période électorale dans les médias audiovisuels, indique que ces plaintes concernent le temps de parole donné à certains candidats, la diffusion de contenus de nature électorale ou l'invitation d'un membre de partis politiques le jour du scrutin. Des remarques ont été également formulées par la HACA concernant le temps d'antenne imparti aux différentes formations politiques durant la période pré-électorale, marquée par le passage à l'antenne de 578 représentants des partis, pour une moyenne quotidienne de deux heures 30 minutes, à travers 42 émissions politiques.
Durant cette période, la Haute autorité affirme avoir observé une certaine disparité entre les trois catégories de partis définies par la décision 14.07 et une inégalité dans le respect des dispositions de cette décision par les opérateurs publics et privés.
Si tous les partis appartenant à la première catégorie, ceux qui possèdent un groupe au sein du Parlement (8 partis) ont "bénéficié, sans exception, de temps d'antenne dépassant à des niveaux différents le seuil d'équité", selon la Haute autorité, la majorité des partis de la deuxième catégorie, ceux représentés au Parlement mais qui ne possèdent pas de groupes parlementaires (7 partis), "ont enregistré des degrés différents de déficit" alors que les dix partis de la troisième catégorie, non représentés au sein du Parlement, "ont enregistré un déficit d'accès" ajoute-t-elle dans sa rapport.
Cela dit, et eu égard à leur caractère limité, cette dernière affirme que ces infractions n'ont eu aucune portée sur l'accès aux médias audiovisuels. Son intervention directe auprès des opérateurs publics tout au long de ce processus a pu, selon elle, "mettre fin immédiatement à ces infractions et/ou les dépasser à terme".
Les partis politiques participant aux élections ont pu ainsi bénéficier de 190h et 15 minutes de temps d'antenne dans les différents médias audiovisuels, dont les deux tiers diffusés par le pôle public et le tiers restant par les opérateurs privés.
Elle a salué dans ce cadre la contribution des radios privées qui ont réussi à participer, pour une bonne part, à l'animation de la communication politique. Ceci constitue, de l'avis, de la HACA, une première en matière de communication audiovisuelle dans le cadre d'échéances électorales.

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