R. M.
14 Septembre 2007
interview
Quel est état de la situation sécuritaire au Congo ?
Fort heureusement, la situation sécuritaire du Congo se présente aujourd'hui de façon satisfaisante, si on la compare aux années antérieures où nous avons connu parfois des zones d'insécurité dans certaines parties de notre pays. Aujourd'hui dans l'ensemble, nous pouvons nous féliciter d'une évolution favorable, à la suite des accords de paix qui ont été conclus avec certains mouvements rebelles. Nous connaissons parfois des difficultés avec les mouvements des populations résultant de la situation en RDC (République démocratique du Congo), qui conduisent à la présence sur notre territoire d'éléments étrangers qu'il faut gérer en concertation avec notre voisin.
Comment le phénomène de prolifération des armes légères et de petit calibre se manifeste-t-il ?
Nous avons participé en 2001 à la conférence de New York sur la circulation illicite des armes légères. Nous avons adopté à Brazzaville, en 2005, un programme sous-régional pour contrôler ce phénomène. Vous connaissez la porosité de nos frontières. Nous prenons toutes les dispositions, de concert avec les pays voisins, pour maîtriser ce phénomène. Il n'est pas très récurrent chez nous, mais nous devons rester vigilants pour faire en sorte que, avec les situations de crise prévalant dans certains pays voisins, nous ne soyons pas automatiquement victimes de ce phénomène. Aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'il constitue une source de préoccupation majeure pour notre pays. Nous ne connaissons pas par exemple le phénomène de coupeurs de route. Fort heureusement !
Vous avez évoqué des dispositions qui sont néanmoins prises par le gouvernement congolais. Quelles sont-elles ?
Il y a d'abord la ratification de tous les instruments juridiques, que nous adoptions soit dans le cadre des Nations Unies, soit dans le cadre de la Conférence sous-régionale sur les problèmes frontaliers en Afrique centrale. Des mécanismes comme le COPAX (Conseil de paix et de sécurité d'Afrique centrale) ou le MARAC (Mécanisme d'alerte rapide d'Afrique centrale). Nous nous engageons formellement à les appliquer. C'est surtout cela qui est important ; parce que ce qui est parfois reproché à notre sous-région, c'est qu'on adopte beaucoup de conventions, d'instruments juridiques, mais qu'on n'applique pas. Donc, nous les appliquons. Ensuite, nous avons des commissions tripartites, par exemple avec l'Angola et la RDC, et parfois le HCR (le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), pour gérer la présence d'éléments étrangers, quand ils sont armés. C'est tout cela qui contribue à stabiliser la situation.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2007 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.