Capitaliser les acquis de la production argentique et les opportunités liées à l'avènement du numérique. C'est autour de ce projet que devront être articulées les politiques cinématographiques des Etats de l'Uemoa pour l'émergence d'un nouveau décor pour le 7e art.
Face à la dégradation et la disparition quotidienne de nos archives audiovisuelles, il est nécessaire de donner à la culture sa véritable place dans les stratégies de développement, afin de trouver des moyens endogènes pour la préservation et la gestion de notre cinématographie. L'analyse émane des participants à la table ronde du septième Clap Ivoire d'Abidjan (tenu du 4 au 8 septembre 2007) sur le thème : 'De l'argentique au numérique, rupture ou compatibilité'.
Il découle de ces échanges que les différentes questions soulevées sont liées aux politiques cinématographiques des Etats. Et, à ce propos, le programme 'image' de l'Uemoa devrait servir de locomotive pour pousser les Etats à accorder plus d'intérêt au cinéma et à l'audiovisuel. Aussi, pour impulser une nouvelle dynamique à la production, la diffusion et la conservation cinématographique et audiovisuelle, il est nécessaire de mettre à contribution les associations professionnelles et les télévisions nationales, publiques et privées.
Des recommandations formulées par les participants, on note, entre autres points, 'l'intensification de la formation et de la remise à niveau des professionnels du 7e art en intégrant, de façon pertinente dans les contenus de formation, les domaines défavorisés de la profession' ; 'l'instauration d'un cadre de concertation entre professionnels du cinéma et de l'audiovisuel, et les responsabilités des structures de télévision du secteur public privé de l'espace Uemoa, en vue de dynamiser la production, la promotion, la circulation, la sauvegarde et la conservation des images'.
En outre, soulignent les participants, la mise en place de mécanismes structurants de financement des activités cinématographiques et audiovisuelles mais également la mise en place d'un réseau des responsables en charge du cinéma et de l'audiovisuel de l'espace Uemoa sont autant d'initiatives qui permettront aux acteurs du septième art de s'épanouir. Mais au-delà, les décideurs doivent penser, au niveau de chaque pays, à assurer 'la dotation à l'institution en charge de l'administration du cinéma et de l'audiovisuel des moyens nécessaires à la mise en place et la réussite de la politique cinématographique définie'.

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