Notre Voie (Abidjan)

Côte d'Ivoire: A propos de la libération de Petit Denis - L'UNART-CI confond Al Moustapha

Schadé Adédé

15 Septembre 2007


Enfin ils se défendent. Célestin N'Guessan Boudou, administrateur et Aimond William, médiateur de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire (UNATCI) aidés d'Oumar de Yénéga, manager de Petit Denis, sont conjointement montés au créneau, vendredi, au siège de l'Unart-CI (Deux-Plateaux) pour contredire Touré Al Moustapha qui accuse Gadji Céli et son bureau de non-assistance à Petit Denis, lors de son récent séjour de 5 mois à la prison de Sassandra.

Premier à prendre la parole, Célestin Boudou N'Guessan a laissé entendre que l'UNART-CI est bel en bien le père de la libération de Petit Denis. Selon lui, l'association a mené de bout en bout des démarches pour lui éviter de purger toute sa peine (12 mois de prison ferme) bien que le chanteur ne soit pas affilié à l'UNART-CI.

"Qu'on ne mêle pas l'Union à ce débat. Le problème de personne entre Al Moustapha et le président Gadji ne date pas d'aujourd'hui", a-t-il averti. "Il voulait que le président Gadji prenne la direction du Burida afin qu'il "mange" à ses côtés, il ne l'a pas suivi ; Touré Moustapha voulait s'autoproclamer président du Comité d'organisation des obsèques de Douk Saga, la famille du défunt a choisi Gadji ; il voulait s'inviter dans "Les sillons de la paix", il n'y est pas parvenu", a détaillé le conférencier en chef.

Célestin Boudou a trouvé aberrant qu'Al Moustapha tente de jeter le discrédit sur l'Unart-CI à l'heure où elle travaille au bien-être des artistes de Côte d'Ivoire. Au nombre des actes posés par cette organisation, il a cité les résultats des négociations avec RTI-Music qui permettent aujourd'hui aux artistes de débourser la somme de 200 000 FCFA au lieu de 800 000 FCFA comme droit de diffusion sur ses modules.

A propos de la rumeur relative à sa "carte déchirée", l'administrateur de l'Unart-CI a invité Al Moustapha à fournir le matricule de sa carte.

"Touré Moustapha ne dispose d'aucune carte de l'Unart-Cl, à plus forte raison se la faire déchirer. C'est un faux problème", a-t-il lâché.

Al Moustapha accuse l'Union d'organiser des tournées rien que pour brasser des millions. "C'est encore archi faux", a rétorqué l'administrateur du Burida.

Après Célestin Boudou, Oumar de Yénéga, manager de Petit Denis, a affirmé avoir été le principal chargé de mission de l'Unart-CI en vue de la libération de son poulain. A ce titre, il a retracé ce que l'on pourrait appeler le film de la mise en liberté provisoire du chanteur dont le réalisateur serait l'Unart-Ci.

"Al Moustapha est un très grand menteur"

"Lorsque Petit Denis a été emprisonné à Sassandra, il n'y avait au départ personne auprès de lui. J'ai alors approché le président Gadji Céli afin qu'il nous vienne en aide. Après avoir hésité, étant donné que Petit denis n'est pas déclaré à l'Unart-CI, il a accepté après avoir consulté son bureau. Puis, il m'a donné de l'argent pour me rendre à Sasandra", a soutenu Oumar de Yénéga. Selon lui, le président de l'Unart-CI ne s'est pas limité à ce premier geste humanitaire. Chaque fois, il n'a pas hésité à décaisser des sommes d'argent pour sauver Petis Denis. Et c'est avec force détails qu'il a affirmé que l'Unart-ci a été à la base de tout : le certificat médical, la demande de la mise en liberté provisoire, les coups de fil du ministre de la justice et son homologue de l'Intérieur ainsi que celui du commandant Wattao, chef d'état-major adjoint des FAFN, toutes les négociations avec les procureurs de Sassandra et de Daloa, le régisseur de la prison de Sassandra, etc.

"Al Moustapha est un très grand menteur, il est mauvais. Il a sali l'image de la justice ivoirienne en proclamant partout que c'est lui qui a fait libérer Petit Denis. Le procureur de Daloa n'est pas content de lui", a-t-il accusé. Pour lui, Al Moustapha a tout juste eu le mérite de l'avoir précédé à Sassandra, profitant de la nouvelle de la libération du chanteur officialisée au tribunal de Daloa, pour aller chercher à Sassandra et transporter Petit Denis jusqu'à Abidjan". En conséquence, Oumar de Yénéga n'a pas manqué de prévenir son poulain : "Petit, tu es en danger avec Al Moustapha", a-t-il martelé.

Par ailleurs, Oumar de Yénéga a indiqué qu'il ne cédera pas à la menace de mort qu'Al Moustapha ferait peser sur lui. Il a même confié que la matinée de vendredi, trois individus en treillis dont un l'aurait giflé, ont tenté de l'enlever, alors qu'il se trouvait à bord de sa voiture, dans un quartier d'Abidjan.

Dernier à intervenir, Aimond William a invité tout simplement Al Moustapha et d'autres affabulateurs en foire à mettre fin à leurs pratiques.

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