Malick Ciss
19 Septembre 2007
Après avoir choqué l'opinion publique sénégalaise, le film « Goudi town », montrant la piste d'un dancing de la place où se trémoussent, de manière obscène, des filles sénégalaises, aura une suite judiciaire. En effet, la Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l'arrestation de personnes impliquées dans cette histoire. Elles ont été déférées pour divers délits les unes aussi graves que les autres.
La Division des investigations criminelles (Dic) a déféré hier les personnes impliquées dans l'affaire « Goudi town », ce film de quelques minutes montrant des danseuses se trémoussant d'une manière frisant la pornographie, sur la piste de la boîte de nuit « Alexandra ». Les délits mentionnés par les policiers sont nombreux et graves : attentat à la pudeur, outrage aux bonnes moeurs, diffusion publique de films à caractère pornographique et association de malfaiteurs.
La célèbre danseuse Ndèye Guèye et ses deux autres collègues, en l'occurrence Ndèye Gaye et Fatima Dorenal, ont été déférées au Parquet à l'issue de leur garde à vue. Elles ne sont pas seules à être confiées au Procureur de la République puisque les éléments de la Dic avaient également procédé à l'interpellation d'autres individus gravitant autour de cette histoire de concours de danse aux relents pornographiques.
Parmi les camarades d'infortune des danseuses, il y a un ressortissant espagnol du nom de Carlos Sanchez, travaillant à « Top pneu ». Lui aussi a été déféré, de même que le caméraman, Amara Mbaye qui, dit-on, avait filmé les images à l'origine du scandale. Le propriétaire du dancing, Jean Patrick Nguyen, et son associé, Paul Tessi, n'ont pas été épargnés. Cependant, une seule personne court toujours : l'animateur de la soirée salace. Mais, rassure une source policière autorisée, le bonhomme a été bel et bien identifié.
Le film « Goudi town », qui était au départ mis sur internet, a vite fait le tour du monde. La curiosité suscitée par les images a certainement été à l'origine de leur commercialisation sur la voix publique sous forme de Cd. Devant la multiplication de ces images obscènes, échangées contre des espèces sonnantes et trébuchantes, la Dic avait procédé à des saisies de films et les autorités avaient été saisies. C'est ainsi, nous apprend-on, qu'une enquête a été ouverte après que les structures du judiciaire et de l'exécutif furent sensibilisées sur ces images jugées attentatoires aux bonnes moeurs sénégalaises. Les arrestations sont survenues après identification des danseuses et des organisateurs.
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