Port Louis — Le ministère des Mines procédera à une contre-expertise de la pierre précieuse exposée à la Réunion. Une délégation composée d'agents des départements des Mines, des Finances et des Affaires étrangères devra rallier l'île de la Réunion, dans les jours à venir, pour faire la contre-expertise.
"Si la pierre est en réalité un béryl vert, le dossier sera clos", explique Rakototafika Gerard, directeur des Mines et de la géologie. Le cas echéant, les autorités malgaches devront engager des négociations politiques pour rapatrier la pierre. "C'est une espece très rare qui devrait figurer dans le patrimoine naturel du pays", avoue Olivier Donat Andriamahefaparany, ministre des Mines, lors d'une rencontre avec la presse, hier, à Ampandrianomby. "Les exportateurs et tous les complices feront l'objet de poursuites judiciaires", continue-t-il.
Selon des informations diffusées par la presse réunionnaise, une émeraude de 536 kg serait exposée sous haute surveillance dans un musée à la Réunion. Toujours selon cette source, l'émeraude proviendrait d'une mine située sur la côte Est de Madagascar.
Interpelée par cette information, les autorités malgaches ont tenu à confirmer la véracité de l'information. Il s'est avéré qu'aucune déclaration d'exportation d'émeraude de cette taille n'a été enregistrée. "La seule déclaration d'exportation d'une pierre de cette envergure concerne un béryl vert de 536 kg", affirme le ministre des Mines.

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