Port Louis — "Qui aurait pensé que ce serait Maurice Allet et Eric Guimbeau qui feraient et qui déferaient Paul Bérenger ?" Pour James Burty David, le porte-parole du Parti travailliste (PTr), cela n'est qu'une "illustration de la fragilité et l'insignifiance du Mouvement militant mauricien".
Le PTr a réuni la presse, hier après-midi à son quartier général, pour faire un tour d'horizon de l'actualité politique. Comme attendu, c'est le départ du Parti mauricien social démocrate (PMSD) de l'Alliance sociale (AS) qui a monopolisé l'attention.
"L'histoire se souviendra que c'est le combat du Premier ministre (PM) Navin Ramgoolam contre l'injustice et la discrimination qui a permis de rassembler ceux qui s'opposent à ce combat, estime James Burty David. Car c'est après un discours justifié du PM contre toute forme de discrimination que le PMSD a décidé de quitter l'AS. Les réactionnaires se joignent contre les soldats de la liberté."
Pour James Burty David, le rôle de réconciliateur que voulait endosser le PMSD a débuté par un véritable "flop" qui a davantage creusé le fossé. "Alors que le conflit initial entre le MMM et le MSM reposait sur le poste de PM, il s'est intensifié avec le choix du leader de l'opposition."
Il n'a pas manqué de faire ressortir le double langage utilisé par le nouveau leader de l'opposition, Paul Bérenger, qui avait dit qu'il n'était "pas un mendiant" et qu'il ne voulait pas de cette place "coûte que coûte". "Mais le MMM a carrément démontré qu'il a perdu toute morale politique."
Le secrétaire général du PTr, Deva Virahsawmy, a rappelé les mots utilisés par Paul Bérenger lors d'un meeting à Bambous en avril 2006 où le leader du MMM disait que Maurice Allet était "enn boug degoutan". Il s'est aussi montré critique envers "le double langage de Maurice Allet et Eric Guimbeau". Les promesses non-tenues envers Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant (MSM), en sont une preuve, selon lui.

Comments Post a comment