Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Coopération Usa/Afrique-Le commerce, facteur de transformation économique et de réduction de la pauvreté

28 Septembre 2007


Kinshasa — Les échanges commerciaux sont particulièrement importants pour les pays en développement car ils peuvent transformer l'économie d'un pays et y réduire la pauvreté. C'est ce qu'a déclaré la représentante adjointe des États-Unis pour le commerce extérieur en Afrique, Mme Florizelle Liser, lors d'une émission diffusée le 19 septembre sur l'Internet par le département d'État à l'intention d'un auditoire africain.

A l'heure actuelle, a-t-elle dit, le commerce extérieur de l'Afrique ne représente que 2 % environ des échanges mondiaux. L'accroissement de 1 % de son volume se traduirait par quelque 70 milliards de dollars par an pour l'Afrique subsaharienne, soit trois fois le montant de l'aide au développement qu'elle reçoit actuellement.

Les échanges commerciaux constituent, selon elle, la façon dont les « tigres asiatiques » (Taïwan, Singapour, Hongkong et la Corée du Sud), des pays d'Amérique latine et d'autres pays à travers le monde ont réussi à atteindre un degré plus élevé de croissance et de développement économiques.

La loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), qui est au coeur de la politique commerciale africaine des États-Unis, permet aux 39 pays qui remplissent les conditions nécessaires à exporter plus de 6.000 produits en franchise de douane aux États-Unis.

« Nous sommes heureux des progrès réalisés dans le cadre de l'AGOA, a dit Mme Liser. Les pays qui peuvent prétendre bénéficier de cette loi doivent se conformer à certains critères. Tous les ans, nous passons en revue tous les pays afin de veiller à ce qu'ils remplissent ces critères. ».

Ces critères comprennent notamment : la capacité d'élaborer et d'appliquer des règles axées sur l'économie de marché pour améliorer le fonctionnement de l'économie du pays, la suppression des obstacles qui entravent les échanges et les investissements ou qui les empêchent, le respect de l'État de droit ainsi que la suppression des pots-de-vin et de la corruption en général.

Par ailleurs, les États-Unis encouragent les pays africains qui ne sont pas encore admissibles à apporter des changements à leur économie de sorte qu'ils puissent faire partie du groupe des bénéficiaires de l'AGOA. La première loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA I) a été promulguée le 18 mai 2000, en tant que le titre premier de la loi de 2000 sur le commerce et le développement.

Le 6 août 2002, le président Bush a promulgué des amendements à l'AGOA I qui sont connus sous le nom de l'AGOA II et qui élargissent l'accès préférentiel aux importations en provenance des pays bénéficiaires d'Afrique subsaharienne. Le 12 juillet 2004, il a promulgué un autre texte de loi qui modifie profondément la loi originelle et qui est connu sous le nom de l'AGOA III. Ce texte prévoit des avantages concrets pour les pays africains désireux de continuer d'ouvrir leur économie vers le monde extérieur et de mettre en place une économie de marché.

« Au cours des six dernières années, a dit Mme Liser, on a observé nombre de bons résultats dus à l'AGOA. ( ) Les importations des États-Unis en provenance des pays bénéficiaires de cette loi ont quintuplé, et leurs importations à l'exclusion du secteur pétrolier ( ) ont doublé. Même si de tels progrès sont remarquables, les États-Unis se rendent compte que l'élargissement de l'accès au marché américain n'est pas suffisant, car « un grand nombre de ces pays se heurtent à une multitude d'obstacles, en particulier du côté de l'offre dans les domaines de l'infrastructure, des transports et de l'énergie. »

En définitive, les États-Unis se rendent compte que les investissements sont importants et s'emploient à encourager l'accroissement des investissements directs américains en Afrique.

Be the first to Write a Comment!

Copyright © 2007 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.


SELECT
SELECT

Le top des actualités: Congo-Kinshasa

Ask Obama a Question