L'Express de Madagascar (Antananarivo)

Afrique: Révision tarifaire prônée à la Jirama

Mahefa Rakotomalala

4 Octobre 2007


Le retour à l'équilibre de la trésorérie de la Jirama est recommandé par le Fonds monétaire international. La hausse des tarifs fait partie des options possibles.

De g. à dr. Pierre van den Boogaerde, représentant résident, Georges Tsibouris, chef de division au département Afrique, et Jean-Jacques Hallaert, économiste.

«La Jirama doit retrouver l'équilibre financier. Comme toute entreprise, elle ne peut pas continuer à vendre à perte l'électricité produite», argumente Georges Tsibouris, chef de division du département Afrique au sein du Fonds monétaire international (FMI). Il a conduit une mission d'évaluation à Madagascar durant deux semaines. «La hausse des tarifs est une option», souligne-t-il.

Cette recommandation du FMI entre dans le cadre de l'appui au développement du secteur privé. L'insuffisance de l'énergie constitue le principal facteur de blocage pour la croissance des entreprises et à l'arrivée de nouveaux investisseurs. La réforme de la Jirama fait donc partie des priorités dans le cadre de l'environnement des affaires.

Concernant le bilan du premier semestre 2007, les réalisations du gouvernement sont satisfaisantes. A commencer par la gestion des dépenses publiques qui a connu une nette amélioration par rapport aux années précédentes. «Même la réquisition budgétaire décidée en faveur de la Jirama a été bien conçue, ce qui a permis au ministère de bien se préparer», affirme Georges Tsibouris.

L'appréciation de l'ariary a permis d'effectuer une économie au niveau du taux d'intérêt des Bons du trésor par voie d'adjudication (BTA). Aucun retard important n'a été observé au sujet des engagements des dépenses. «Le gouvernement a appliqué un budget prudent. Tous ces facteurs montrent une amélioration de la gestion des finances publiques, dont les impacts devront continuer à être perçus l'année prochaine», explique Pierre Van Den Bogaerde, représentant du FMI à Madagascar.

Taux d'inflation à un chiffre

Selon le chef de mission du FMI, les perspectives s'annoncent également positives pour Madagascar. A commencer par une prévision de croissance de l'ordre de 6,3% à la fin cette année, contre 4,6% en 2006. Le taux d'inflation devra également être à un chiffre et sera de l'ordre de 7,5% à la fin 2007 et de 7,2% à la fin 2008.

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La maîtrise de la liquidité monétaire et la baisse du taux constituent la principale explication de cette performance. « Notre prévision s'attend à une baisse des tarifs du pétrole l'année prochaine », souligne le chef de mission du FMI.

Concernant les possibles effets négatifs de l'appréciation de la monnaie nationale, Georges Tsibouris reste confiant. Selon lui, la Banque centrale malgache a très bien géré l'appréciation depuis le debut de l'année et aucune récrimination sur d'éventuels effets négatifs n'a été entendue du côté des exportateurs. «La Banque centrale est en discussion avec les opérateurs miniers pour savoir exactement le flux d'investissement qu'ils vont effectuer pour mieux intervenir», rassure-t-il.

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