Farida Belkhiri
8 Octobre 2007
La salle El Mouggar de 650 places était, samedi dernier, trop exiguë pour contenir toute la foule qui s'était déplacée pour assister au concert de Lounis Aït Menguellet, organisé par l'Office national de la culture et de l'information
Après la prestation que El Hasnaoui Amechtouh a offert au public algérois, Lounis Aït Menguellet a pris la relève, samedi dernier à la salle El Mouggar, dans un concert mémorable, à guichets fermés, qui a attiré une foule nombreuse. A l'extérieur, c'est la bousculade. «C'est complet !» annonce le guichetier. Mais loin de se décourager, les spectateurs «déchus» continuent d'espérer, épiant l'entrée de la salle en quête d'une âme charitable qui les laisserait se faufiler en douce. Toutefois, le nombre des places est compté. Chaque espace de la salle est occupé, y compris les escaliers. Les retardataires repartiront bredouilles.
A l'intérieur de la salle, l'ambiance est tout autre. El Mouggar est rempli comme un Å"uf. Lounis Aït Menguellet a réussi à réunir, dans le même espace le temps d'une soirée, jeunes, moins jeunes et personnes âgées. A quelques minutes de l'ouverture du spectacle, le public affiche son excitation et son impatience de retrouver son idole. Ce dernier, entouré de son orchestre composé de sept musiciens, dont son fils Djaafar et le percussionniste Saïd Ghezlan, fait son apparition, heureux de se trouver en face d'un public aussi nombreux et enthousiaste. Fidèle à ses habitudes, Lounis Aït Menguellet exhibe sa guitare et soulève sa jambe pour la mettre bien en place sur un tabouret. Une position à laquelle ses fans se sont habitués. L'artiste de la chanson kabyle commence d'abord par s'excuser de ne pas être au sommet de sa forme. «Ma voix n'est pas vraiment comme elle doit l'être. J'ai attrapé un coup de froid hier et je suis un peu grippé. Je m'en excuse», déclare-t-il. Les spectateurs applaudissent. Aït Menguellet amorce son concert avec Aker Matadou Anrouh. L'artiste régale l'assemblée en interprétant les plus belles chansons de son répertoire, les vers les plus poignants, les plus expressifs. La salle est en effervescence. Une grande complicité s'installe entre le chanteur et le public. Des spectateurs chantent en même temps que l'artiste, dansent et ovationnent. Leur joie est belle à voir. Aït Menguellet propose également un extrait de son dernier album, A da Idhir. Après l'entracte, l'artiste clôture en beauté avec, entre autres, Thakbaylite, un hommage à l'équipe de la JSK et, enfin, la fameuse Ktichini rouh. «Je vous quitte, au plaisir de vous revoir demain [dimanche], pour ceux qui reviennent. Pour ceux qui ne reviennent pas, j'espère les revoir la prochaine fois», déclare Aït Menguellet en guise d'adieu.
Avant de se produire dans la capitale, Lounis Aït Menguellet a donné, à la fin du mois de septembre, un concert à Tizi Ouzou, attirant, comme à chacune de ses apparitions, une grande affluence.
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