Ibrahima Diaw
9 Octobre 2007
Donner un coup d'accélérateur au processus de formulation et de lancement de la politique agricole commune de la Cedeao. C'est l'objectif des autorités de la structure d'intégration sous-régionale en charge de ce volet. Elles ont entamé, par Dakar, une tournée dans ce sens.
Le 12 janvier 2006 à Niamey, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Commission économique des Etats ouest africaine (Cedeao) ont entériné un plan d'actions pour la mise en oeuvre de la Politique agricole régionale (Ecowap). L'objectif de ce nouvel instrument est de permettre à la sous-région d'améliorer sa productivité agricole pour atteindre l'auto-suffisance alimentaire et de normaliser ses produits agricoles.
Il se révèle ainsi comme une réponse élaborée par la Cedeao comme cadre de référence qui précise les principes et les objectifs assignés au secteur agricole, l'orientation du développement agricole et les axes d'intervention dans les 15 pays d'Afrique de l'Ouest.
Mais depuis, peu de choses ont été faites dans ce sens, assure le directeur de l'Intégration économique, Amadou Mactar Guèye qui tenait hier un point de presse, conjointement avec le commissaire chargé de l'agriculture, de l'environnement et des ressources en eau de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), Ousseini Salifou. D'où la nécessité de donner un coup d'accélérateur au processus de sa formulation et de son lancement.
Les autorités de la Cedeao, en charge de ce volet ont entamé, par Dakar, une tournée dans ce sens. Et à la veille de la signature des accords de partenariat entre l'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne, il est temps de passer à l'action comme le souligne le conseiller en agriculture du Commissaire, Yamar Mbodji qui insiste sur la dimension commerciale de l'Ecowap.
Et dans le lot des défis à relever pour mettre en oeuvre un régime commercial adapté aux besoins de l'agriculture ouest-africaine et aux orientations arbitrées dans la politique agricole régionale, M Mbodji estime que la fourniture de nourriture à une population ouest-africaine de plus en plus nombreuse et fortement urbanisée est des plus urgents à côté de la promotion d'un développement durable, au double plan social et environnemental.
Sous ce rapport, la dimension commerciale de l'Ecowap s'articule autour de trois axes d'intervention, à savoir l'accroissement de la productivité et de la compétitivité de l'agriculture, la mise en oeuvre d'un régime commercial intracommunautaire et l'adaptation du régime commercial extérieur.
Il faut signaler que l'apport de l'agriculture sur le produit brut régional, avec 73 milliards de dollars, est des plus conséquents.
C'est un secteur qui fournit 21 milliards et occupe une place centrale dans l'emploi. Environ 62 % de la population ouest-africaine tire ses ressources des activités agricoles.
Ses exportations représentent 4 milliards de dollars (en baisse de 24 % en 20 ans) alors que les importations représentent 2,25 milliards de dollars (en baisse de 25 % en 20 ans).
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