Kinshasa — La ville de Kananga a été construite à l'époque coloniale. Les infrastructures de base qui faisaient autrefois la fierté de cette entité, se trouvent actuellement dans un état de délabrement très avancé. Faute d'entretien. Raison pour laquelle, le chef-lieu de la province du Kasaï Occidental nécessite réhabilitation.
Kananga est le chef-lieu de la province du Kasaï Occidental. Elle est située au centre de la République démocratique du Congo. Actuellement, sa population est estimée à 1.169.197 habitants répartie de la manière suivante : 56 étrangers et 1.169.141 Congolais.
Au plan administratif, la ville de Kananga est subdivisée en cinq communes : Kananga, Lukonga, Ndesha, Katoka et Nganza.
A l'instar d'autres agglomérations de la RDC, cette ville est confrontée à de nombreuses difficultés à bien d'égards. Bâtie pour la grande partie par les colons belges, le chef-lieu du Kasaï Occidental compte de grands édifices qui font la fierté de la province.
Mais de nos jours, la plupart des maisons de l'Etat se trouvent dans un état de délabrement très avancé. A quoi est dû cela ? Telle est la question qui mérite d'être posée, quand on sait que tous ces immeubles sont habités depuis leur construction.
La réponse à cette interrogation est simple. Le manque d'entretien demeure la cause primordiale de l'état. Dépourvus de moyens financiers, les locataires de ces immeubles appartenant à l'Etat assistent impuissants à leur détérioration.
Une autre particularité de la ville de Kananga, c'est la menace des érosions et ravins dans ses différentes communes. A titre illustratif, les quartiers Kamulumba, Kamayi, Bikuku et Appolo sont les plus affectés par ce phénomène naturel. Le non respect des normes urbanistiques serait, en croire les spécialistes à la base de cette situation.
ETAT DES LIEUX DES INFRASTRUCTURES
Pour ce qui est du réseau routier de la ville, son état actuel nécessite soit la réhabilitation, soit la reconstruction. Et pour cause. Les différentes artères sont jonchées des nids de poule, en dépit de l'effort que les autorités provinciales ne cessent de fournir pour réhabiliter les artères de la ville.
Les infrastructures sanitaires et scolaires de Kananga ne sont pas épargnées par la dégradation et le manque d'équipements. Il suffit de visiter l'hôpital de référence et à la clinique de cette ville pour se rendre compte de cet état de choses.
L'approvisionnement de ces deux structures médicales en produits pharmaceutiques fait défaut. Une situation qui préjudicie les patients internés dans ces infrastructures hospitalières.
Au-delà de leur délabrement, ces hôpitaux manquent d'équipements ultra-modernes. Ce qui fait que beaucoup de malades sont souvent transférés à l'hôpital Bon Berger de Tshikaji ou ailleurs, pour des soins appropriés.
La plupart des écoles primaires et secondaires de Kananga affichent un visage désolant. C'est pour ainsi dire qu'elles se trouvent, elles aussi, dans un état de délabrement très avancé. Des toitures suintant, le manque criant des bancs et du matériel didactique, sont parmi les maux qui rongent les écoles publiques de la ville de Katanga.
Lors d'une ronde effectuée, le 5 octobre 2007 au Lycée Kele-Kele, au complexe scolaire Diku à Kamayi Athénée et à l'Institut pédagogique de Kananga (IPK), nous avons constaté avec amertume que ces établissements scolaires sont devenus comme des biens sans maîtres. Face à cette situation, le gouvernement provincial et central ont le devoir de réhabiliter tous ces établissements d'enseignement primaire et secondaire précités et tant d'autres. Une façon d'aider la jeunesse montante à étudier dans de bonnes conditions.
Dans le même registre, le cas de l'Institut supérieur de développement rural de Tshibashi (ISDR) mérite également d'être évoqué. Car, le bâtiment qui abrite les auditoires est à réhabiliter, si l'on veut que les futurs cadres accèdent à une formation de qualité.

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