Farida Belkhiri
22 Octobre 2007
Hamdi Benani, Kamel Bouda, Dib El Ayachi et Salim Fergani animeront les Nuits du malouf qu'accueillera le complexe culturel Laadi Flici (théâtre de verdure)
L'établissement Arts et Culture qui se fixe comme un de ses objectifs la revalorisation et la diffusion du patrimoine immatériel algérien, suggère une manifestation musicale à travers laquelle le public algérois redécouvrira un pan de ce patrimoine.
En effet, après la musique populaire chaabie et la musique andalouse que l'Etablissement Arts et Culture a présentées au cours de cette année sous forme de festivals nationaux, c'est au tour de la musique classique de l'Est, le malouf, d'occuper les soirées de la capitale.
Les «Nuits du malouf», c'est ainsi qu'est baptisée cette manifestation musicale que le complexe culturel Laadi Flici (théâtre de verdure) accueillera du 22 au 25 octobre et qui réunira des artistes de renom. Ce soir donc, Alger s'ouvre sur la première nuit, à partir de 21h00, avec le grand artiste du malouf Hamdi Benani. La deuxième nuit (soirée du mardi 23 octobre) sera animée, quant à elle, par Kamel Bouda. El-Ayachi Dib donne, pour sa part, rendez-vous aux mélomanes à ce genre musical typique de la région est de l'Algérie, dérivé de la musique classique algérienne andalouse, mercredi prochain, le 24 octobre, tandis que la dernière nuit, soirée de clôture, sera célébrée jeudi prochain 25 octobre par Salim Fergani.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, le malouf est une musique classique algérienne «héritière de la musique arabe, basée sur un système de 24 noubas, qui sont les règles théoriques et inchangées depuis la fin du IXe siècle. Ces noubas se sont maintenues grâce à une tradition orale dans laquelle mélisme et autres ornementations restent difficiles à symboliser par le système de notation emprunté à l'Occident», révèle-t-on sur le site El-annabi. Une musique qui, selon ce site, s'est implantée dans la culture de plusieurs grandes villes du Maghreb, Fez, Tlemcen, Alger, Constantine, Tunis et Annaba.
Comme presque toutes les musiques du monde, le malouf a subi les influences des régions où il était perpétué dans l'est, le nord et le centre du pays. Trois grandes écoles sont nées de ces influences. L'école de Tlemcen, celle d'Alger mais surtout celle de Constantine où le malouf est présent avec force, à la différence des autres régions du pays. Le mot malouf vient du mot arabe maalouf (habitué), qui signifie habitué à la tradition, ou plus précisément fidèle à la tradition. Cheikh Raymond, Mohamed Tahar El Fergani, Toufik Bestandji comptent parmi les grands maîtres de la musique malouf.
Enfin, lors de ces «Nuits du malouf», le public algérois aura l'occasion de découvrir ou de redécouvrir les composantes de ce genre musical doté de son propre cachet qui le différencie de la çana pratiquée à Alger et à Tlemcen.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2007 La Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.