Tunis — La Bibliothèque nationale actuelle est l'héritière des bibliothèques islamiques de "Ifriqia", ancien nom de la Tunisie, d'une part, et de la bibliothèque française créée sous le règne du Bey Ali Bacha en 1885, d'autre part, comportant des ouvrages offerts par la direction de l'enseignement public et par la bibliothèque du consul de France de l'époque.
La bibliothèque a connu son réel démarrage quand elle a déménagé en 1910 au Souk El Attarine dans la médina de Tunis, notamment après la nomination de Louis Barbeau en tant que conservateur jusqu'à 1943.
Les ouvrages en langue arabe ne représentaient en 1956, quand la maison a été baptisée Bibliothèque nationale, sous la direction de Othmane Kaak, que le sixième de l'ensemble des ouvrages disponibles, ce qui a nécessité de déployer, durant des années, des efforts louables pour d'atteindre aujourd'hui le chiffre d'un million d'ouvrages, la moitié en langue arabe.
La décision présidentielle datée du 7 septembre 1967 a permis de récupérer les manuscrits des différentes bibliothèques, zaouias et mosquées des régions du pays, à l'exception de ceux de la Bibliothèque de Kairouan.
Le nouveau siège de la bibliothèque nationale a été inauguré le 1er décembre 2005 par le président Zine El Abidine Ben Ali. Elle est dotée de technologies modernes, particulièrement au niveau de la conservation.
Le nouveau siège dont le cou t a atteint 28 millions de dinars, s'étend sur 35 mille mètres carrés comportant une salle des manuscrits estimés à 40 mille titres couvrant différents volets de la connaissance humaine, une salle de recherche et une salle de lecture publique, outre la salle des périodiques qui met à la disposition des chercheurs 15 mille listes de publications périodiques tunisiennes et étrangères et une salle de conférence.
La bibliothèque comporte, en plus d'une tour pour les périodiques, des laboratoires, des entrepôts, des services administratifs et techniques, dotés d'équipements des plus modernes.

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