L.b.a.
26 Octobre 2007
Economie solide et stable et une perspective stable pour obligations de l'Etat. C'est ce qui ressort en première ligne de l'analyse annuelle de l'agence de notation Moody's sur la Tunisie, à paraître aujourd'hui (vendredi).
Selon l'agence, «la solidité et la stabilité de l'économie tunisienne» ont été parmi les facteurs clés motivant la notation BAA2, assortie d'une perspective stable des obligations de l'Etat.
Cette notation est l'opinion de Moody's selon laquelle le risque d'un moratoire sur les paiements de l'Etat est faible et sous-tend la notation A3 du pays pour ses engagements en devises.
Selon Sara Bertin-Levecq, vice-président chez Moody's, auteur du rapport, «l'économie tunisienne a fait preuve ces dix dernières années de résistance aux chocs externes», grâce, principalement, «aux réformes structurelles et à la stabilité macroéconomique favorisée par les autorités».
Elle explique, par ailleurs, que le fort taux de croissance du PIB tunisien reflète une économie convergente, une politique économique prospective et réactive et une demande intérieure soutenue par l'importance de la classe moyenne. La croissance annuelle moyenne durant la dernière décennie était de 5%, réservée à la hausse cette année.
Selon Mme Bertin-Levecq, l'amélioration des ratios d'endettement de l'Etat est une tendance qui devrait se poursuivre en 2007. «La dette extérieure, en majeure partie à long terme, soutient la comparaison avec d'autres pays notés BAA2 et confirme la résistance du pays aux chocs externes et aux crises de confiance», précise-t-elle, estimant que «si la tendance à la baisse des ratios de dette se poursuit à moyen terme, les notations des obligations de l'Etat en devises et en monnaie locale pourraient connaître une pression à la hausse».
Le rapport cite en exemple témoignant d'une capacité de résistance aux chocs le cas de la concurrence asiatique sur le textile et le repositionnement de la Tunisie par rapport au marché européen, pour tirer profit de sa proximité géographique.
On lit également dans le rapport que la part structurelle dans les dépenses budgétaires est toujours élevée (3%) et qu'elle est due à la hausse des subventions liées au prix du pétrole. La vice-présidente de Moody's prévoit, en revanche, un déficit budgétaire inférieur à 3% en 2007.
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