Lancé en février dernier par WaterAid Mali, le processus d'élaboration du Plan sectoriel de développement (PSD) de l'eau et de l'assainissement de 22 communes a été adopté hier. Il sera soumis à l'appréciation des partenaires financiers en décembre prochain à Ségou.
Vingt-deux communes du Mali disposent désormais d'un document de planification stratégique et opérationnelle en matière d'eau et d'assainissement. Elaboré par WaterAid, il a été soumis, en début de semaine, à l'appréciation des représentants de tous les services techniques des ministères chargés des questions d'eau et d'assainissement, des membres de la campagne nationale de pilotage, d'ONG et du Réseau des journalistes pour la promotion de l'eau potable et l'assainissement. Ceux-ci, après avoir vérifié la conformité technique et institutionnelle des plans et aux normes nationales ainsi que la forme et le contenu, l'ont adopté.
Ce document fait le point de la situation en matière d'accès à l'eau, à l'assainissement, le niveau de satisfaction des besoins et les actions opérationnelles de développement dans les 22 communes ciblées. Ces communes, a expliqué Nicolas Sidibé de WaterAid, ont été choisies sur des critères de pauvreté et de difficultés d'accès à l'eau et aux infrastructures d'assainissement.
La population cible du projet est d'environ 1 504 712 personnes reparties entre 211 134 ménages et 398 localités. Le PSD, perçu comme un outil de négociation et de plaidoyer capable d'influencer les politiques, vise à faciliter l'inscription des collectivités territoriales dans leurs démarches pour la décentralisation et la bonne gouvernance.
Plus de 1300 m pour avoir l'eau
« Nous allons faire le marketing et la mise à l'échelle de ce Plan afin qu'il soit intégré dans le Programme national de l'eau et d'assainissement », a ajouté M. Sidibé, pour qui, « si le problème d'eau est global, sa solution est locale. WaterAid s'inscrit dans une logique d'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d'accès à l'eau potable au Mali ».
Des efforts ont été fournis dans l'accès des populations à l'eau potable. Mais, toujours est-il que le problème demeure. Le document révèle que la distance moyenne à parcourir pour accéder au point d'eau potable dans les zones d'interventions est de l'ordre de 394 mètres. Cette difficulté d'accès est plus marquée au niveau de la Commune de Gossi (Gao), où la distance moyenne à parcourir est d'environ 1390 mètres. « Cette situation est exacerbée par le fort taux de non-fonctionnalité de la plupart des points d'eau potable, notamment des forages, mais également par l'effort physique que requiert la collecte de l'eau au niveau des puits », souligne les auteurs du PSD.
Ce Plan sectoriel d'eau et d'assainissement qui sera soumis aux bailleurs de fonds, aux responsables des communes concernés en décembre à Ségou, prévoit des actions opérationnelles en matière d'amélioration de l'accès à l'eau, de l'assainissement, d'hygiène et la promotion de la gouvernance locale.
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