L'Observateur Paalga (Ouagadougou)

Sénégal: Virée touristique au pas de charge - Eductour d'Air Sénégal

Damiss- Adama Ouédraogo

6 Novembre 2007


Lac Rose, Ile de Gorée, Saint-Louis. Un séjour au Sénégal nous a permis de visiter ces villes et villages touristiques connus à travers le monde et qui attirent des milliers de visiteurs. C'était du 13 au 16 octobre 2007 à la faveur d'un programme Eductour d'Air Sénégal international.

Samedi 13 octobre 2007. Alors que je m'apprêtais à aller en ville pour effectuer des courses dans l'après-midi, je reçois un coup de fil d'un confrère et aîné, Philippe Tougouma, des Editions Sidwaya m'invitant à partir à l'aéroport international de Ouagadougou où je devrais prendre un vol pour Dakar sur invitation d'Air-Sénégal dans le cadre d'un voyage dénommé Eductour organisé par cette compagnie.

Quelques heures avant, nous avions pris la décision de ne pas faire le déplacement de la capitale sénégalaise par solidarité avec les autres confrères de la presse qui voulaient, eux aussi, décliner l'offre parce qu'ils ne maîtrisaient pas tous les contours du voyage.

J'ai donc dû faire rapidement mes bagages pour être à l'aéroport à 17h 30, heure de la convocation pour l'enregistrement. Les formalités sont vite remplies et me voici à 20h dans le boeing 737 d'Air-Sénégal International (ASI) pour 45 mn d'attente avant le décollage.

Je suis assis entre deux jeunes filles. J'ai l'impression que je connais celle de ma gauche. Courageusement, je brise le silence avec elle.

Je ne m'étais pas trompé. Mieux, c'était ma voisine de quartier. Les deux heures de vol ne seront donc pas ennuyants car j'avais à mes côtés une connaissance avec qui échanger. Pour entrer en communication avec ma voisine de droite, je lui demande l'heure qu'il faisait quand bien même le boeing est muni de petits écrans au-dessus de chaque siège qui donnent l'heure, la température extérieure, la distance restante à parcourir, etc.

Après l'escale de Bamako, mes paupières commençaient à être lourdes. J'avais sommeil surtout que la veille, c'était la fête de Ramadan et je suis rentré chez moi pratiquement au petit matin alors que j'avais un reportage à 9 heures dans un village non loin de Ouagadougou.

J'avais beau résisté, je finis par tomber dans les bras de Morphée. Je me suis réveillé à 23 h 25 lorsqu'une voix féminine semblable à celle d'un rossignol annonça aux passagers de rejoindre leur place et d'attacher leur ceinture de sécurité. Au même moment, les hôtesses commençaient à distribuer des fiches pour les formalités policières de l'aéroport Léopold Sédar Senghor.

Dakar, une ville en chantier

Voici Dakar. C'était la première fois pour moi d'atterrir dans la capitale sénégalaise. A bord d'un minibus, les invités d'ASI que nous sommes, sont convoyés à l'hôtel "La Teranga", situé dans le quartier administratif Grand Plateau.

Le premier constat que je fais, c'est que de nombreuses artères de la ville ne sont pas éclairées. Curieux, je cherche à comprendre. Matar Diop, le responsable aux Relations publiques et à la communication d'Air-Sénégal m'explique que la situation est due aux travaux des préparatifs de la conférence islamique que Dakar abritera en mars 2008.

Je suis logé au 5e étage a côté des autres confrères que sont Aïssata Bangré de Sidwaya et Kerson de la Télévision SMTV. De ma fenêtre, j'essaye de voir à quoi peut ressembler le centre-ville de la capitale sénégalaise. Je ne verrai pas grand-chose. Il faisait tard et un silence enveloppait la nuit.

Le lendemain dimanche 14 octobre, après un petit déjeuner copieux au restaurant de l'hôtel, c'est le départ pour une virée touristique. Notre car, comme il est d'usage dans ce type de véhicules, est équipé d'un microphone. Matar Diop s'en saisit pour distribuer la parole afin que chacun se présente avant d'expliquer l'objet du voyage que sa compagnie a organisé à l'intention de responsables d'agences de voyage et de journalistes. Je l'écoutais parler mais mon attention était plutôt captivée par la ville avec ses immeubles, ses échangeurs et ses chantiers que l'on voit pratiquement à chaque kilomètre.

J'ai néanmoins un pincement au coeur en constatant les saletés qui inondent une si belle cité. J'ai pensé à ces centaines d'étudiants formés dans la gestion des déchets à l'université de Ouagadougou et qui peuvent apporter leur expertise au maire de Dakar pour rendre sa ville plus propre.

Mais encore faut-il savoir si le problème de l'insalubrité de la capitale sénégalaise est situé à ce niveau.

Nous voici au village du Lac Rose situé à 30 km au Nord-Est de Dakar. Le lac Retba, plus connu sous le nom de Lac Rose doit sa rénommée à sa teinte qui vire du rose au mauve en fonction de l'intensité des rayons solaires au contact de micro-organismes qui s'y trouvent. Il est également connu pour le rallye Paris-Dakar dont il constitue l'ultime étape.

Nous avons emprunté le trajet de cette fin d'étape du rallye Paris-Dakar en embarquant dans deux véhicules Land Rover, aux cadres rouillés et aux couleurs jaunes délavées mais dont le moteur est d'une solidité remarquable et conduits par deux chauffeurs rodés. Une route de dunes de sables avec des collines à gravir.

C'est parti pour une épreuve de nerf et de vertige. Il fallait bien s'accrocher aux barres de fer des véhicules pour ne pas être projetés au dehors. C'était une partie de plaisir pour nous les hommes quand bien même il y avait la peur au ventre par moment. Les femmes poussaient des cris et fort intérieurement certaines priaient le ciel pour que ce calvaire prenne fin rapidement. Il y a eu plus de peur que de mal.

C'était de toute façon, un passage obligé pour atteindre la mer de ce côté où l'on rencontre de nombreux touristes dont certains sont juchés sur les motos Quad loués à 30 000 FCFA au campement pour une balade à travers les dunes de sable. Le Lac Rose, ce n'est pas seulement ce côté touristique qui fait sa renommée.

C'est aussi l'intense activité d'extraction du sel. Jour et nuit, des hommes, enfoncés jusqu'à la taille, arrachent les croûtes de sel déposés sur le fond et remplissent des pirogues que les femmes portent à la berge. Le sel y est d'ailleurs amoncelé formant de petits monticules blancs comme des montagnes enneigées. Près de 600 personnes vivent de cette activité qui se mène de façon artisanale.

Ile de Gorée, triste souvenir de l'esclavage

L'île de Gorée fut notre prochaine destination. On y accède à bord d'un petit bateau baptisé "Beer" (nom de l'île en wolof), qui transporte 350 passagers. L'aller-retour coûte 2500 FCFA. Chaque 30 minutes il y a un départ et ce, jusqu'à 22 heures, ce qui constitue une manne financière vu le nombre de visiteurs journaliers.

Page 1 of 3123

Be the first to Write a Comment!

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.


SELECT
SELECT

Le top des actualités: Sénégal

Ask Obama a Question