La Tribune (Algiers)

Algérie: L'envolée des cours du brut continue - Le baril de pétrole frôle les 100 dollars

Youcef Salami

8 Novembre 2007


Les prix du brut continuent de s'envoler : le baril de pétrole «light sweet crude», pour livraison en décembre, a enregistré hier une hausse de 1,29 dollar, à 97,99 dollars, dans les échanges électroniques en Asie, après avoir brièvement atteint 98,03 dollars, à 04h00 GMT, rapporte l'AFP.

Mardi dernier au soir à New York, le baril de brut avait déjà clôturé à un niveau record (96,70 dollars), après avoir franchi en séance le seuil des 97 dollars. Cette flambée est la conséquence d'une série de facteurs géopolitiques et autres. Cette situation va-t-elle changer, cependant ? Un baril à cent dollars, est-ce possible ?

C'est une hypothèse à ne pas exclure, soulignent les spécialistes des marchés pétroliers. Et pourtant les marchés sont suffisamment approvisionnés. Aussi, l'OPEP ne voit pas l'utilité d'une augmentation de l'offre pétrolière mondiale.

Réunie, le 11 septembre dernier, elle a relevé ses quotas de cinq cent mille barils par jour, une décision peu attendue. Elle n'a pas produit des effets spectaculaires sur la physionomie des prix.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole va se réunir le 5 décembre prochain à Dubai et il est peu probable qu'elle modifie sa production. Et elle ne veut pas d'une assemblée extraordinaire dans l'intervalle comme le lui demandent certains milieux. L'OPEP, acteur de taille dans les marchés pétroliers, affirme en maîtriser les leviers les plus importants.

Est-ce suffisant ? Il est des périodes où les marchés pétroliers sont émaillés de fortes perturbations nuisibles, il est vrai, à la croissance de l'économie mondiale. L'OPEP en est-elle seule responsable pour autant ? L'organisation pétrolière estime qu'elle ne peut, à elle seule, faire en sorte que les cours du pétrole continuent à évoluer dans des fourchettes stables qui arrangent tout le monde. Aussi, elle en appelle à la responsabilité des pays non OPEP. Ces derniers ne montrent pas d'enthousiasme à intervenir sur les marchés. Pour autant, ils ne sont pas soumis à des pressions de la part des pays consommateurs comme l'est l'OPEP.

Celle-ci le vérifie chaque fois qu'il y a enfièvrement des marchés. Les pays consommateurs la tiennent pour responsable de l'envolée des prix, pendant que les pays non OPEP produisent au bon vouloir de leurs majors. Lorsque l'Organisation des pays exportateurs de pétrole révise, par exemple, à la baisse son offre pétrolière, c'est la cacophonie totale dans le camp des pays consommateurs relayés par des organisations comme l'OCDE et l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

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