16 Novembre 2007
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Nous avons également créé, en mai 2005, et avec le concours du secrétariat général de l'Organisation de la conférence islamique, le «Forum de Tunis pour la paix», mis en place, en juin 2005, un centre de recherches et d'études comparées sur le dialogue des civilisations et des religions", et publié, en février 2006, en coopération avec l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (Isesco), la «Déclaration de Tunis pour l'alliance entre les civilisations».
Il ne passe pas une année sans que certaines institutions, organisations et associations civiles tunisiennes n'organisent des rencontres et des colloques sur le dialogue entre les peuples, les cultures, les civilisations et les religions.
Notre pays continuera d'accueillir ce type de rencontres et de colloques, tant il est convaincu de leur impact moral au niveau international, et tant il s'attache à joindre ses efforts à ceux de toutes les forces du bien de par le monde, en vue de consacrer la culture du dialogue, de la généraliser, de l'approfondir et d'élargir ses volets, parce qu'il s'agit là de la méthode la meilleure et du cadre le plus sain, pour se débarrasser des préjugés accumulés, des stéréotypes éculés et des sentiments de haine et de racisme que chaque partie nourrit à l'encontre de l'autre.
Notre chance est de disposer, aujourd'hui, des divers moyens modernes de communication, et tout particulièrement de l'Internet, qui nous offrent un surcroît d'opportunités de rencontre et de communication, et qui nous permettent, pour peu que nous sachions maîtriser l'aspect moral dans leur exploitation, de contribuer à enrichir nos domaines d'entente et de coopération.
Tout en exprimant notre satisfaction au vu de la conscience croissante des vertus du dialogue, aux niveaux local, régional et international, nous tenons à souligner que ce dialogue ne peut être efficace que si toutes les parties savent en préserver la sincérité, la crédibilité et les nobles finalités, pour que nous puissions nous acheminer, ensuite, vers une alliance solide face aux aspects négatifs et aux injustices qui mettent en danger la paix et la stabilité dans le monde.
Nous avons déjà eu à préconiser, dans ce cadre, une approche exhaustive des relations internationales fondée sur l'interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement. Nous avions suggéré, en 1989, la conclusion d'un Pacte pour la paix et le progrès entre les pays du Nord et les pays du Sud. Nous avons appelé, en 2001, à la création d'un Fonds mondial de solidarité et de lutte contre la pauvreté, qui a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée générale des Nations unies.
La Tunisie qui a pris conscience, très tôt, des dangers de l'extrémisme et du terrorisme, a été la première à mettre en garde, dès les années quatre-vingt-dix du siècle dernier, contre ce phénomène et ses conséquences néfastes, et à insister sur la nécessité d'intensifier la coopération pour le prévenir et l'éradiquer. Nous avons également appelé, en 2003, à l'organisation d'une conférence internationale, sous les auspices des Nations unies, en vue d'arrêter une stratégie internationale pour la lutte contre le terrorisme, pour l'élimination de ses causes, et pour l'établissement d'un code de conduite en la matière, engageant toutes les parties signataires.
Nous sommes convaincus que la prise de conscience des Etats vis-à-vis de la menace terroriste et leur adhésion aux conventions onusiennes, continentales et régionales relatives à la lutte contre ce phénomène et à l'éradication de ses causes, et notamment les conventions adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies, le Conseil de sécurité, et les organisations et instances internationales spécialisées, permettent d'aménager les conditions propices à l'instauration d'une coopération internationale globale et efficace, dans la lutte contre le terrorisme, et d'un partenariat solidaire et équilibré pour la réduction des déséquilibres entre les nations, en matière de développement.
Nous avons, également, la ferme conviction que les difficultés de la conjoncture mondiale actuelle ne peut infléchir notre volonté de la réformer, de la modifier et d'en éloigner les dangers, pour peu que nous fassions, tous, preuve du courage requis pour mettre un terme aux injustices qui affectent certains peuples et dont la plus connue est celle du peuple palestinien frère, et pour peu que nous nous préoccupions d'opter pour la justice et la globalité dans le traitement des problèmes existants, sans sélectivité ni prééminence de l'un sur l'autre.
Mesdames, Messieurs,
La sécurité, la stabilité et la prospérité des Etats sont indissociables de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité du monde. Voilà bien ce qui doit approfondir la dimension universelle de notre réflexion et de notre comportement, tant cette dimension représente un engagement moral qui consacre la communication et l'entente entre nous, indépendamment de la diversité de nos spécificités raciales, religieuses et culturelles, et par-delà les écarts en matière de progrès et de développement qui nous séparent : c'est que l'humanité est un tout indivisible...Notre monde est partout le même Notre devenir est aussi le même.
Nous n'avons d'autre choix que celui de la coopération et de la solidarité, pour affronter ensemble les risques et dangers et disposer ensemble des intérêts et bienfaits dont nous avons besoin. Pour conclure, je tiens à vous réitérer mes salutations et mes souhaits de bienvenue, en vous exprimant mes meilleurs souhaits de pleine réussite dans vos travaux».
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