A.T.
19 Novembre 2007
interview
René Ayina le directeur de Festi-Bikutsi tire le bilan de l'édition 2007
Que retenir finalement de cette 9e édition ?
Nous avons entamé la restructuration du festival l'année dernière. Elle est en train de s'achever avec le succès de cette année. Je crois que c'est aussi le fruit d'un travail de longue haleine. Une expérience d'une dizaine d'années de travail. C'est également le couronnement de la professionnalisation de l'organisation. Nous avons une équipe très légère, mais dynamique, et nous avons voulu que cette équipe-là présente ce qu'elle peut donner de mieux. Cette 9e édition a bénéficié du soutien du ministère de la Culture. L'appui institutionnel a été énorme. La cérémonie d'ouverture présidée par madame le ministre a ouvert les portes au succès du festival. Son discours a été ouvert, plein d'espoir et d'encouragements. Le résultat est là, et Festi-Bikutsi a définitivement pris son envol.
Il y a aussi ce public qui a répondu présent, en chantant et dansant
Pour dire vrai, il est bon de savoir qu'il y a à un moment où les Camerounais sont contents, loin de tous les autres problèmes, des différentes mutations sociopolitiques. Nous pensons qu'ensemble, les Camerounais sont d'accord sur le principe de la promotion culturelle au Cameroun. Le Festi-Bikutsi est juste un espace qui leur permet de se rencontrer, de partager de communier avec les artistes qui ont aussi besoin de ça.
Que dire de cet hommage rendu à Messi Martin ?
Lorsque nous avons pensé lui rendre hommage, nous avons estimé qu'il est l'un des précurseurs du bikutsi, et la première personne qui a transposé le son du balafon sur une guitare électrique. Je crois qu'il le mérite. Nous avons seulement regretté que ses obsèques n'aient pas été celles qu'on aurait souhaité. A notre manière, nous sommes revenus dessus, pour rappeler aux mélomanes qu'il a fait beaucoup. Et, si on pouvait lui construire une autre vie, nous n'aurions pas hésité à mettre le paquet, pour que Messi Martin, de là où il est, sache qu'on ne l'a pas oublié. Il a fait un travail énorme et a permis aux jeunes artistes d'entrer dans le show-biz.
Parlant de jeunes, on les a vu se succéder sur scène. Est-ce le signe d'une nouvelle vitalité pour ce rythme ?
C'est un travail de fond. Le Festi-Bikutsi est aussi une tribune pour les artistes. Je crois que la nouvelle génération de bikutsimen est une génération consciente. Nous sommes pour un bikutsi propre, dont les textes sont en train d'être nettoyés. Les jeunes comme Aïe-Jo Mamadou et d'autres, très doués, sont un exemple de ce que ces artistes peuvent chanter autre chose que ce qu'on leur reproche, et montrer un autre visage du bikutsi. Nous encourageons cela.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2007 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.