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Congo-Kinshasa: Financement des partis politiques - le Sénat pour 2011 !
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Le Phare (Kinshasa)
21 Novembre 2007
Publié sur le web le 21 Novembre 2007
Germain Kadima
C'est une loi à application différée que la chambre haute du parlement va enfin voter ce mercredi 21 novembre 2007 au Palais du peuple, après un débat fort animé entre partisans d'un financement public automatique des partis politiques et ceux opposant une dose de retenue.
Réunis mardi en séance plénière, sous la direction de leur président Léon Kengo wa Dondo, les sénateurs ont en effet opté pour une loi qui va certes être adoptée comme à la chambre basse, mais qui dont l'application sera de mise seulement à la prochaine législature. C'est-à-dire en l'an 2011, autrement dit au début de la deuxième législature de ce que d'aucuns appellent la IIIème République.
Motivations
Ce ne sont pas les motivations qui ont manqué pour justifier le report de l'exécution de cette loi. Les sénateurs qui ont proposé cette partis ne serve à une source d'enrichissement personnel et illicite pour les patrons des partis.
Germain position ont entre autres évoqué le fait qu'il serait malvenu, et même immorale, que les sénateurs - en hommes d'Etat conscients- adoptent une telle loi en ce moment précis alors que celle-ci ne constitue pas du tout une priorité pour la République.
Ces sénateurs ont invoqué le fait que les priorités, dans le contexte actuel, sont d'ordre socio-économique et sécuritaire. Des priorités relatives à la grogne sociale au sein de la fonction publique, où agents de l'Etat, professeurs d'université, médecins et autres réclament à corps et à cris le paiement par le gouvernement du premier pallier du barème « Mbudi » pourtant promis par le gouvernement pour le mois de septembre dernier.
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Ainsi donc, la loi que les sénateurs s'apprêtent à voter devrait entrer en vigueur à la prochaine législature. Voilà pourquoi, pour son vote, le président du sénat, retrouvant en quelque sorte ses réflexes d' ancien procureur général de la République, a lancé un vibrant appel aux sénateurs absents pour qu'ils se joignent, impérativement, à leurs collègues présents mardi pour le vote de la fameuse loi. Ils étaient au nombre de 65 seulement, sur les 108 membres que compte la chambre haute, mardi dans un hémicycle où, visiblement, d'aucuns souhaitent que la fameuse loi sur la subvention publique des partis politiques ne soit pas l'occasion d'un enrichissement personnel des patrons des partis.
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