5 Décembre 2007
Mettre sur pied un forum permanent d'échange d'expériences entre les 33 pays concernés
Le 2e atelier de développement des capacités de l'éducation en Afrique ayant pour thème "Leadership des pays pour une mise en oeuvre réussie dans le cadre du partenariat EPT-FTI (éducation pour tous-initiative de mise en oeuvre accélérée)", organisé par la Banque mondiale, en collaboration avec le ministère de l'Education et de la Formation a démarré, lundi matin à Tunis.
Participent à cet atelier, qui se poursuivra jusqu'au 6 décembre, de hauts cadres oeuvrant dans les secteurs éducatif et des finances et des représentants de donateurs venus de huit pays d'Afrique subsaharienne, outre des représentants de la Banque mondiale.
Cet atelier, le second qu'organise la Banque mondiale en Afrique au titre de l'initiative "fast track" pour l'éducation pour tous, concerne 33 pays de notre continent.
Il vise à promouvoir le leadership des pays et à créer un forum d'échange et de partage des connaissances et des expériences entre les équipes nationales et les donateurs en matière de conception, de financement et de mise en oeuvre de programmes durables et efficaces des plans sectoriels de l'éducation.
A l'ouverture de cet atelier, M. Sadok Korbi, ministre de l'Education et de la Formation, a souligné qu'au cours des deux dernières décennies, la réforme des systèmes éducatifs a été au centre des politiques de l'éducation des différents pays dans le monde et un sujet de préoccupation pour les organisations et les instances internationales.
Un système éducatif au point
Dans ce contexte, il a indiqué que le système éducatif tunisien s'était assigné, depuis l'indépendance, l'objectif de promouvoir les ressources humaines pour en faire le principal levier du développement.
Le ministre a fait savoir qu'après trois décennies de scolarisation intensive, le système scolaire tunisien s'est doté des capacités humaines, institutionnelles et matérielles nécessaires pour répondre à la demande sociale d'éducation.
Dans ce cadre, M.Korbi a souligné qu'à la faveur de la politique du Changement mise en oeuvre par le Président Zine El Abidine Ben Ali, de nombreuses réformes ont été introduites dont notamment celles de 1991 et de 2002.
Avec ces deux réformes, a t-il dit, le processus de scolarisation universelle s'est quasiment achevé, les taux de déperdition scolaire ont été très fortement réduits, le rendement du système éducatif au double plan quantitatif et qualitatif s'est nettement amélioré et les conditions de travail dans les classes ont été élevées au niveau des normes internationales.
En effet, a-t-il dit, une éducation de qualité dans le contexte mondial suppose que les acquis scolaires des élèves soient mesurés à l'un des standards internationaux établis, lesquels placent à un échelon élevé les niveaux de compétence requis au cours et au terme de la scolarité.
M. Korbi a mis l'accent sur la mise en oeuvre des approches pédagogiques qui favorisent le développement des capacités intellectuelles des élèves et leur autonomie, parallèlement à l'acquisition de compétences pertinentes, solides et durables, relevant l'importance de mettre l'école à l'heure des technologies de l'information et de la communication.
Le ministre a également passé en revue la qualité de la formation des enseignants et du dispositif de formation continue à mettre en place en leur faveur en matière de connaissances et d'initiation à de nouvelles approches et techniques pédagogiques, qui sont, a-t-il précisé, des services essentiels que l'institution doit assurer pour élever le niveau de la qualification des enseignants.
Cet atelier comporte plusieurs thèmes dont "L'harmonisation et l'alignement des bailleurs des fonds" et "Le partenariat EPT-FTI, ".
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