Contrairement à ce que l'on pouvait penser, les préparatifs du Moussem annuel de Tan Tan sont dans la tourmente d'une guerre clanique entre les différents responsables de la ville à quelque niveau que ce soit.
Cette guerre intestine serait, selon les observateurs, à l'origine de la régression que cette manifestation a connue cette année.
La réduction de tentes dressées sur la Place de la paix et de la tolérance, celle du nombre de dromadaires et de chevaux ayant participé aux courses ou exhibitions ont amené ces observateurs à penser que, à force de vouloir limiter les dépenses du moussem, les responsables chargés de son organisation risquaient de mettre sa pérennité en danger.
A toutes ces spéculations, s'ajoute l'absence annoncée, à la dernière minute, de SAR le Prince Moulay Rachid que les habitants de Tan Tan ont eu pour coutume de saluer, à l'occasion de cette manifestation qu'il a toujours présidée depuis sa réinstauration.
Un autre fait a contribué à exacerber les manifestants et leurs hôtes, essentiellement chiliens et péruviens, c'est le retard de l'ouverture effective des festivités que la ministre de la Culture devait présider à 13 heures. Au lieu de quoi, Madame la ministre ne s'est montrée qu'à 14 heures 45, contraignant les hôtes à aller quémander un morceau de pain sec aux cuisines du campement.
Il était environ 15 heures quand la ministre a fait sa déclaration et présidé la cérémonie de signature de deux conventions-cadre de partenariat relatives à la création d'un musée ethnographique dans la ville de Tan Tan, et à la sauvegarde du patrimoine.
Ces conventions-cadre de partenariat ont été paraphées par le ministère de la Culture, l'Agence du Sud, le Conseil Provincial et l'INDH.
Cette cérémonie inaugurale s'est déroulée en présence de deux délégations. Une délégation chilienne présidée par le présidentdu Sénat de ce pays et une autre péruvienne sous la direction du président du Congrès du Pérou.
Par ailleurs, une autre absence et non des moindres a été enregistrée, pendant cette édition. Parmi les nombreuses chaînes satellitaires de télévision qui ont l'habitude de couvrir les éditions précédentes, seul le correspondant de TVE était présent, en plus des correspondants des chaînes nationales.
Pour en savoir plus sur les raisons de ce recul, nous avons interviewé Abdallah Bounkheila, 1er vice-président de la chambre de commerce, d'industrie et de services et vice-président du Conseil municipal de Tan Tan.

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