Kinshasa — Dans son bulletin portant n° 01 du 31 décembre dernier, le Centre d'assistance judiciaire et psychologique pour Enfants et Mères victimes de violences, service spécialisé de l'ONG des droits de l'homme, la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (Lizadeel) s'est dit choquée de constater que plusieurs cas de violences sexuelles portés à la connaissance des autorités judiciaires n'ont point connu un début d'examen.
De cette multitude, cinq cas ont été portés à la connaissance du public. Des cas « choquants » selon les propres termes de cette ONG.
Le premier est celui d'une jeune fille de 15 ans habitant la commune de Masina/Petro-Congo. Une fille violée à trois reprises par son propre père. « La première fois, son père l'a violée profitant de l'absence de sa mère qui faisait le garde-malade à l'hôpital. Pour réaliser son forfait, le père l'a droguée avec du somnifère. Etant donné que la fille était pendant la période des menstruations, le père sortit souillé et tâchera son drap de lit de sang. Au retour de sa femme qui constatera ces souillures, l'homme n'eût d'explications à fournir à sa femme. Pour la deuxième fois, la petite-soeur de la victime qui partage avec elle la même chambre constatera les faits. Et la mère lui pria de crier à la prochaine fois. Ce qui fut fait une autre nuit. Et le bourreau de sa fille regagna sa chambre où il avait abandonné sa femme », rapporte le comité rédactionnel de la Lizadeel. Le deuxième cas raconte la mésaventure d'une femme travailleuse de 30 ans qui revenait de son boulot et qui a été attaquée par trois autres piétons après la panne du taxi qui les conduisait à Mokali, dans la commune de Kimbanseke. Violée, elle a été également dépouillée de tous ses biens (téléphone et argent).
Le troisième cas est celui d'une fille de 16 ans, orpheline de père et de mère chassée du toit familial par sa tante au fallacieux motif de sorcellerie. La gamine a été l'objet de viol et de la sodomisation par deux civils et deux militaires, de 20 heures à 5 heures du matin. Le cas communiqué au chef du camp militaire est resté sans suite jusqu'à ce jour.
Les quatrième et cinquième cas concernent une fille de 15 ans et une fillette de 6 ans violées respectivement par trois hommes et un jeune garçon de 25 ans. Ce dernier cas s'est passé dans la maison familiale alors que la bambine se soulageait dans les toilettes.
Pour tous ces cas, l'on déplore l'absence de justice si ce n'est l'assistance médicale et psychosociale apportées grâce au concours de la Lizadeel dans les hôpitaux de la place et par ses experts.

Comments Post a comment